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Mercredi, les élus Daniel Gibbs, Pascale Alix Laborde et Annick Pétrus, la préfète Sylvie Feucher,  Raymond Rozas représentants de l’ARS, Flavien Pichon et David Dupont de l’Etablissement des Eaux,  et Jean-Marie Giacone, responsable de SAUR Saint-Martin, étaient réunis pour répondre aux questions au cours d’une conférence de presse.
Mercredi, les élus Daniel Gibbs, Pascale Alix Laborde et Annick Pétrus, la préfète Sylvie Feucher, Raymond Rozas représentants de l’ARS, Flavien Pichon et David Dupont de l’Etablissement des Eaux, et Jean-Marie Giacone, responsable de SAUR Saint-Martin, étaient réunis pour répondre aux questions au cours d’une conférence de presse.

Des résultats d’analyses complémentaires seront communiqués lundi

28 June 2019
Dans cette nouvelle crise qui concerne la production et la distribution de l’eau de ville, le président Gibbs réunissait mardi dernier les services de l’Etat, de l’ARS, de l’Etablissement de l’Eau et de l’Assainissement (EEASM) et le délégataire de service public, La Saur, afin d’apporter les dernières informations. Et rassurer la population.

« Nous sommes dans des mesures de précaution », a insisté Daniel Gibbs, qui souhaite rassurer la population et lui communiquer des informations précises sur la situation. 
Des analyses de l’eau ont été réalisées en plusieurs points du réseau de distribution et ont toutes confirmé des résultats de pollution au Bromate, selon des valeurs importantes, entre 40 et 130 microgrammes par litre (µg/litre), soient des valeurs 4 à 10 fois supérieures au seuil réglementaire pour la santé publique qui autorise aujourd’hui jusqu’à de 10 µg/litre (Ce seuil était de 25µg/litre avant 2008.) 
Des valeurs qui restent néanmoins très en deçà de celles qui provoquent des intoxications, qui seraient de l’ordre de 99 grammes par litre. 
Toutefois, avoir découvert des bromates dans les canalisations de distribution de l’eau, suppose, par déduction, que cette même pollution se retrouve dans les réservoirs de l’usine de production d’eau potable, puisque selon les experts en la matière, « le bromate est une molécule qui provient d’une réaction chimique entre le bromure contenu dans l’eau de mer et les produits désinfectants utilisés dans le processus de désalinisation de l’eau ». Des produits désinfectants tels que le chlore qui sont indispensables pour combattre une autre bactérie autrement dangereuse, la legionella. 
La Saur a donc procédé à des prélèvements dans les réservoirs et en sortie d’usine et les résultats seront communiqués au plus tard lundi. 
« Afin de limiter les délais d’obtention des résultats, nous avons envoyé pour analyse ces prélèvements au laboratoire indépendant situé à Saint-Barthélemy et qui s’est équipé du matériel nécessaire pour ce faire », indiquait Jean-Marie Giacone, responsable de SAUR Saint-Martin. Un matériel qui n’est certes pas agréé par l’ARS,  mais qui permet un gain de temps considérable pour obtenir les résultats.  Pour rappel, les résultats des analyses obtenus jeudi 20 juin dernier et qui ont déclenché l’alerte provenaient de prélèvements effectués le 13 mai.  Le directeur de la Saur Saint-Martin indiquait par ailleurs « qu’une équipe composée d’une vingtaine de personnes est mobilisée sur cette affaire, avec pour objectif de trouver une solution pérenne et dans les meilleurs délais », sans pouvoir donner avec certitude une date de fin de crise. 

PAS DE PÉNURIE D’EAU MINÉRALE À L’HORIZON

Nous avons contacté les dirigeants de deux supermarchés de la partie française, qui nous ont confirmé avoir de leur côté réagi dès qu’ils ont eu connaissance du problème en passant les commandes nécessaires pour ne pas tomber en rupture de stocks. Des commandes qui, en fonction des délais d’acheminement, seront livrées dans une quinzaine de jours : « Si la demande de nos clients en eau minérale a fait un pic dès l’annonce de l’interdiction de consommer l’eau de ville, vendredi dernier, nos stocks en eau sont pour l’heure suffisants puisque nous sommes entrés dans la saison cyclonique et l’eau fait partie de ces produits saisonniers qui sont en forte augmentation en cette période. Nous avons donc le stock suffisant. La proximité par ailleurs avec la Guadeloupe nous assure une réactivité facile pour un approvisionnement en eau en urgence », nous indiquait Philippe Loo du supermarché Super U. 
Quant à la Saur qui prend en charge l’ensemble des dépenses inhérentes à cette crise, elle a également fait de son côté des commandes de palettes d’eau depuis la Guadeloupe, afin que la Collectivité puisse approvisionner les sites sensibles (établissements scolaires, hôpital, EPHAD).

SI DIFFICULTÉ, CONTACTER LE PÔLE SOCIAL DE LA COM

Pour les particuliers vulnérables et/ou faisant face à des difficultés financières, le président Gibbs les invitait à contacter le pôle social de la Collectivité qui peut accorder des aides exceptionnelles sous conditions de revenus. Une vingtaine de familles déjà répertoriées par le Pôle Solidarité et Familles de la Collectivité comme étant en grande difficulté, feront partie du dispositif de distribution. 
En attendant les résultats, le principe de précaution s’impose et il reste formellement interdit de consommer l’eau de ville pour la boire ou cuisiner, ou encore se laver les dents. Pour les autres utilisations domestiques (se doucher, laver le linge, etc…) l’utilisation de l’eau ne présente pas de danger. Le président Gibbs demande à la population « de ne pas paniquer, de faire preuve de vigilance, de respecter les consignes de précaution préconisées par l’ARS et de rester à l’écoute des médias qui communiqueront les informations, au fil de l’évolution de la situation ».

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