À Marigot, des reliquaires pour répondre à la saturation du cimetière
Mardi 23 juin, au cimetière de Marigot-Sandy Ground, la Collectivité de Saint-Martin et les Compagnons Bâtisseurs ont présenté des reliquaires. Fabriqués dans le cadre d’un chantier d’insertion, ces dispositifs répondent aux besoins de modernisation du cimetière.
Douze jeunes en insertion et 200 reliquaires, tel est le résultat du projet mené conjointement par la Collectivité territoriale et les Compagnons Bâtisseurs. Présentés mardi 23 juin, les dispositifs doivent permettre de répondre à la problématique de saturation de ce lieu de mémoire. Dans un cimetière, un reliquaire sert à recueillir les restes humains. À Marigot, ces contenants en PVC seront entreposés dans l’ossuaire inauguré il y a quelques mois. « Les reliquaires seront utilisés en priorité dans le carré des indigents », explique Bernadette Venthou-Dumaine, conseillère territoriale. Les familles qui le souhaitent pourront également déposer les ossements de leurs défunts dans l’ossuaire. Un travail qui a lieu dans le cadre d’une modernisation des cimetières de l’île menée par la Collectivité territoriale.
Un chantier d’insertion
Au-delà de la réponse apportée à la saturation du cimetière, le projet a été pensé comme une action d’insertion professionnelle. « La Collectivité souhaite créer des opportunités d’emploi pour les jeunes du territoire, dans un secteur où la compétence est recherchée et où de réelles perspectives existent », explique Bernadette Venthou-Dumaine. Ce projet a été mené à bien grâce au travail de douze jeunes et pour un coût total de 16 965 euros. Encadrés par Hubert Hill, ingénieur et conseiller en insertion professionnelle au sein des Compagnons Bâtisseurs de Saint-Martin, ils ont participé à la fabrication des reliquaires. « Nous avons débuté cette action le 25 mars. Cela nous permettait de dédier deux jours par semaine au chantier de production », détaille t-il. Au sein de ce programme, les jeunes ont pu découvrir les métiers de la menuiserie, mais aussi ceux du secteur funéraire. À l’issue de cette action, des badges numériques de micro-certification sont délivrés aux participants. Une reconnaissance qui atteste de leur initiation et qui peut permettre à ces jeunes de s’orienter vers des formations plus approfondies à la suite de cette première expérience.