Compagnons Bâtisseurs : nouvelle coordination et nouveau format
La rentrée marque un changement important pour les Compagnons Bâtisseurs de Saint-Martin. Maé Bridier quitte ses fonctions de directrice. Elle sera remplacée sur place par Réginald Bazile, qui assurera la coordination territoriale à Saint-Martin. La direction sera désormais confiée à Virginie Bessoles, directrice des Compagnons Bâtisseurs de Guadeloupe et désormais également de Saint-Martin. Perte d’autonomie pour la structure locale ou mutualisation bénéfique ? C’est la question que nous lui avons posée.
Cette nouvelle organisation, motivée notamment par des difficultés rencontrées au sein de la structure, marque un rapprochement entre les deux territoires. L’objectif est notamment de mutualiser certains moyens financiers et de simplifier les démarches. Les négociations pourront ainsi être menées à l’échelle des deux territoires plutôt que séparément. En Guadeloupe, les Compagnons Bâtisseurs sont établis depuis six ans, le mouvement y ayant été créé à son initiative. À Saint-Martin, la structure s’est installée en 2019, dans le contexte post-Irma. Les demandes de subventions pourront elles aussi être regroupées, ce qui devrait permettre à Saint-Martin d’émarger à davantage d’offres et d’être intégré à des projets plus ambitieux, notamment auprès de fondations privées auxquelles le territoire ne serait pas nécessairement éligible seul. Ce changement ne remet pas en cause les activités déjà mises en place. Les deux établissements restent bien distincts, c’est juste le pilotage qui devient commun pour essayer de donner une impulsion différente et une énergie différente avec un rapprochement. Cela permet de mutualiser les postes de dépenses et d’élargir les opportunités pour Saint-Martin. Les orientations demeurent donc les mêmes, mais elles seront désormais structurées et pilotées différemment. L’idée est de donner davantage d’opportunités et de visibilité à Saint-Martin, tout en maintenant une coordination de proximité qui sera assurée par Réginald Bazile. Tout reste néanmoins à co-construire. Il n’existe pas encore de scénario totalement ficelé. Virginie Bessoles se donne six mois pour identifier, au fil de l’eau, les points communs entre les deux structures, déterminer de quelle manière les missions pourront être coordonnées ou déléguées et affiner progressivement l’organisation en fonction de ce qui fonctionne ou non et de ce qui est pertinent à l’échelle du territoire.