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Accusation de violences sur un mineur

Par Sunita Mittal
23 December 2025

Le tribunal de Marigot a examiné le 11 décembre une affaire opposant une jeune femme de 25 ans, G.P., à son ex beau-frère et sa nouvelle compagne. Suite à une altercation survenue le 21 décembre 2024 sur le front de mer, la prévenue est notamment accusée de violences sur un nourrisson.

Les faits remontent au 21 décembre 2024, lors d’un spectacle sur le front de mer de Marigot où participait la fille du plaignant. Vers 18 h, il reçoit un appel de sa compagne l’alertant qu’elle subit des intimidations de la part de plusieurs personnes, dont G.P et sa sœur L.P. Le plaignant s’est alors rendu sur place pour tenter d’apaiser la situation. Selon sa version déposée en gendarmerie, G.P l’aurait provoqué en lui donnant plusieurs coups au niveau de l’épaule, puis l’aurait poussé et tiré vers l’arrière de manière agressive. L’élément central de cette affaire concerne le nourrisson que sa compagne tenait dans ses bras : celle-ci affirme que lors de l’altercation, G.P. aurait saisi les cheveux du bébé et tiré l’enfant vers l’arrière. La prévenue conteste fermement cette version des faits. Elle affirme au contraire avoir été la victime de l’agression, son ex-beau-frère l’ayant poussée à plusieurs reprises et lui ayant même donné un coup de poing au niveau de la poitrine. Concernant le bébé, elle reconnaît avoir «touché le linge» de l’enfant au cours de l’altercation, mais sans aucune intention de lui faire du mal.

Une instruction contestée par la défense

Deux témoins ont été entendus dans cette affaire. D.N, qui s’avère être gendarme, explique dans sa declaration être intervenu alors qu’il n’était pas en service, après avoir été alerté par sa compagne. Il décrit une scène confuse où il a dû physiquement séparer les protagonistes, maintenant à distance une femme qui «continuait de s’accrocher». Il précise toutefois n’avoir pas vu de coups mais avoir constaté de la tension. Sa compagne, C.L , quant à elle affirme avoir vu G.P tirer les cheveux du bébé. Elle décrit également des coups de poing donnés dans le dos du plaignant. Lors de l’audience, la défense a quant à elle vivement dénoncé plusieurs lacunes dans l’instruction du dossier. Elle déplore notamment que deux autres témoins présents sur les lieux depuis le début de l’altercation n’aient pas été entendus par les enquêteurs. Selon le témoignage même de C.L., ces personnes auraient mieux vu la scène qu’elle-même, qui reconnaît être arrivée en cours d’incident. La défense regrette également que L.P., la sœur de la prévenue et l’une des protagonistes initiales de cette affaire, n’ait pas été interrogée. Face à ces zones d’ombre et aux accusations de violences sur mineur, la jeune femme de 25 ans maintient sa version des faits et réitère que c’est le plaignant qui l’a agressée physiquement en premier. Le délibéré est attendu.

Sunita Mittal