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Accident mortel à Hope Estate : le prévenu sera jugé en février prochain

Par Diane Pezeron-Dubois
18 September 2025

Le tribunal correctionnel de Saint-Martin s’est penché hier sur l’affaire de L.M, poursuivi pour homicide involontaire par conducteur sous l’emprise de stupéfiants, à la suite d’un accident survenu le 8 juin dernier. Le dossier, complexe et sensible, a finalement été renvoyé au 6 février 2026.

Les faits se sont déroulés un dimanche matin, vers 10h30, après le rond-point de Hope Estate, en direction de Mont Vernon. Au volant d’un pick-up, le prévenu s’engageait dans la zone industrielle par une rue attenante à la route de Cul-de-Sac. Alors qu’il tournait à gauche, un scooter arrivant dans le même sens de circulation a tenté de le dépasser. La collision a été inévitable : le deux-roues a percuté l’avant gauche du pick-up avant d’être projeté contre un mur. Le conducteur du scooter, âgé de 21 ans, a été grièvement blessé et transporté d’urgence au centre hospitalier Louis-Constant Fleming, où il est décédé quelques heures plus tard, vers 13 heures.

Des infractions multiples relevées

L’enquête a révélé que le pick-up circulait sans contrôle technique périodique. Sa remorque, quant à elle n’était pas équipée de feux indicateurs de direction conformes, ni de feux-stop fonctionnels, ni de plaques d’immatriculation. Enfin, l’automobiliste a été contrôlé positif aux stupéfiants après l’accident.
Chef d’entreprise et moniteur de jet-ski, l’homme de 27 ans n’en était pas à ses premiers démêlés judiciaires. Son casier comporte deux mentions récentes : une infraction à la réglementation maritime en janvier 2024 et une conduite sous stupéfiants en mai de la même année.

Déféré en juillet dernier, L.M a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention et soumis à plusieurs obligations : soins médicaux, contrôles réguliers deux fois par mois, interdiction de conduire et pointage hebdomadaire à la gendarmerie. Jusqu’à présent, selon le tribunal, il a respecté scrupuleusement ces obligations.


Un renvoi pour février 2026

À l’audience, la question des mesures de sûreté a été discutée. La procureure a demandé le maintien du contrôle judiciaire, estimant que le prévenu devait poursuivre ses soins et que son permis restait retenu. L’avocat de la défense a, de son côté, plaidé pour un allègement, arguant des difficultés de mobilité de son client et proposant de réduire la fréquence des présentations à la gendarmerie.
Le tribunal a tranché : le dossier est renvoyé au 6 février 2026. D’ici là, le prévenu reste sous contrôle judiciaire avec plusieurs obligations : interdiction de conduire, obligation de soins à justifier lors du procès, et présentation mensuelle à la brigade de gendarmerie. Le prévenu comparaîtra une nouvelle fois devant le tribunal.                             

 

Diane Pezeron-Dubois