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Sargasses : précisions sur leur traitement

Par Ann Bouard
20 October 2025

La remise à l’eau récemment des sargasses déjà collectées a suscité beaucoup de commentaires et inquiété une partie de la population. Cette opération ponctuelle avait sa raison d’être et la Collectivité a apporté les précisions nécessaires.

Dans un communiqué, elle stipule que « la fréquence des échouements cette année a été bien supérieure au rythme de collecte et d’évacuation des algues vers l’écosite de Grandes Cayes ». C’était le cas sur la plage de Mont Vernon. De plus, la Collectivité n’a pas obtenu l’autorisation d’emprunter la route, sur une propriété privée, pour accéder à la plage ; à juste titre, car les passages répétés de poids lourds auraient pu compromettre l’intégrité des réseaux souterrains. Deux raisons qui ont nécessité le stockage des algues dans une zone dite « tampon », à bonne distance des habitations sur la plage de Mont Vernon, dans l’attente de leur évacuation.
Cependant, entre première collecte et séjour prolongé sur la plage, les algues étaient chargées de sable. Il a donc été décidé de les remettre à l’eau pour les débarrasser du sable avant de les collecter et cette fois les emmener directement à l’écosite de Grandes Cayes; une manœuvre exceptionnelle qui permet d’alléger la facture (les sargasses facturées à la tonne représentent un tiers du coût de traitement des déchets), mais surtout qui évite d’accentuer le phénomène d’érosion qui affecte déjà fortement les littoraux. Dans son communiqué, la Collectivité précise que la fréquence de ces opérations a été adapté afin d’en réduire l’impact potentiel sur les milieux côtiers proches en concertation avec la Réserve Naturelle de Saint-Martin.
Il convient donc de rappeler que toute opération initiée par la Collectivité de Saint-Martin dans le cadre de l’enlèvement et du traitement des algues sargasses a été initialement analysée, concertée et programmée avec les instances partenaires, dans l’intérêt du territoire et ses habitants. 

Par anticipation pour la prochaine saison, la Collectivité envisage déjà de demander à  l’entreprise en charge de la collecte sur cette partie du territoire de s’équiper du matériel ad hoc afin de limiter ce type de procédure.

Ann Bouard