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Sénatoriales 2026 : un siège très convoité

Par Ann Bouard
7 Septembre 2026

Le 27 septembre, la moitié du Sénat (178 sièges) sera renouvelée au suffrage universel indirect. La population n’a pas voix au chapitre, car ce sont les grands électeurs qui votent, à savoir le député, la sénatrice sortante et les membres du conseil territorial. Les candidats peuvent déposer leur candidature depuis ce lundi 7 septembre et jusqu’au vendredi 11 septembre à 18 h.

Depuis 2011, il faut avoir 24 ans révolus pour se présenter aux élections et jouir de ses droits civiques. Saint-Martin n’élisant qu’un seul sénateur, l’élection se déroule au scrutin majoritaire à deux tours, organisés le même jour. Pour être élu au 1er tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés ainsi qu’un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits. Si aucun candidat ne remplit ces deux conditions, un second tour est organisé. La majorité relative suffit alors pour être élu. En cas d’égalité des suffrages, le candidat le plus âgé l’emporte. Le nouvel élu prendra ses fonctions le 1er octobre pour un mandat de six ans. Le vote est obligatoire pour les membres du collège électoral. Une absence sans motif légitime est passible d’une amende de 100 €.

Annick Pétrus dresse son bilan

À l’approche du scrutin, le siège de Saint-Martin suscite les convoitises et la rumeur laisse entendre qu’ils seront nombreux à se présenter face à Annick Pétrus, membre du groupe Les Républicains. Élue le 27 septembre 2020, elle publie le bilan de son mandat et revient sur le travail de fond qu’elle a mené, les démarches concernant l’hôpital, les évacuations sanitaires, le retour des enseignants originaires du territoire, la Mission locale, le soutien aux entreprises, le dossier des « Ni-Ni », le renforcement des moyens de gendarmerie et la création du STIS. Elle recense également les travaux parlementaires menés sur la stratégie maritime, la santé mentale, le handicap en outre-mer et l’adaptation du droit aux réalités ultramarines. En six ans passés au Palais du Luxembourg, elle a signé cinq rapports, posé plus de 50 questions au gouvernement, diligenté deux commissions d’enquête et fait adopter 16 amendements. Lundi matin, elle a déposé sa candidature à la Préfecture avec Alexandre Choisy comme suppléant. Ses priorités demeureront l’accès aux soins pour tous, le dossier des « Ni-Ni » mais également la lutte contre l’habitat insalubre, la vie chère et le renforcement de la coopération avec Sint Maarten.                                   

Ann Bouard