Réactions de nos parlementaires
Les acteurs politiques ultramarins ne siégeaient pas à ce Conseil Interministériel des Outre-Mer, leur participation étant reportée au prochain CIOM qui aura lieu au cours du dernier trimestre de l’année. Une méthodologie qui a été vivement critiquée dans les territoires. Les parlementaires de Saint-Martin nous ont communiqué leur avis sur cette non-consultation en amont de ce CIOM.
Annick Petrus, sénatrice de Saint-Martin
« Je prends acte de la tenue de ce nouveau Comité Interministériel des Outre-Mer. Il est évidemment toujours utile que le Gouvernement fasse le point sur son action dans nos territoires. Mais je regrette profondément que, contrairement aux précédents CIOM, les parlementaires ultramarins n’aient pas été conviés à y participer. Lors des éditions précédentes, notre implication avait permis de faire avancer plusieurs dossiers concrets. Je pense notamment à la création d’une préfecture de plein exercice et d’un Service territorial d’incendie et de secours (STIS) pour Saint-Martin, que j’avais relayées avec force, et qui ont enfin été actées.
Nous sommes les représentants légitimes des populations ultramarines : nous devons pouvoir contribuer à la définition des priorités et à la co-construction des politiques publiques.
J’espère que les déclinaisons locales annoncées — les CLOM, comités locaux des Outre-mer — permettront d’associer réellement les élus et les forces vives de chaque territoire, y compris à Saint-Martin. Ces CLOM marquent une nouvelle étape de territorialisation de l’action publique, en rapprochant les décisions des réalités du terrain : c’est une méthode que je soutiendrai pleinement si elle s’accompagne d’une vraie écoute des élus.
Je fais pleinement confiance au nouveau préfet de plein exercice pour faire vivre ce dialogue sur le terrain et défendre, avec exigence et pragmatisme, les attentes de Saint-Martin. »
Frantz Gumbs, député de Saint-Barthélemy et Saint-Martin
« Ce CIOM a pris les élus d’outre-mer un peu par surprise, par son caractère strictement interministériel, sans élus locaux, contrairement aux autres et par le fait que nous avons été informés du format de manière tardive. Et puis je me dis pourquoi pas? Permettre à tous les ministères d’être au même niveau d’information sur les réalités et au même niveau de conscience de ce qui doit et peut être fait est une bonne chose ».