Une fresque, un quartier : les baleines de la Savane
Les plus gros mammifères aquatiques trônent au sommet d’une colline saint-martinoise, mais il n’y a rien d’anormal à cela car elles sont les filles de Jimmy Sheik.
Le propre d’un artiste est d’étonner son public non seulement par son talent, mais également par son originalité en étant là où on ne l’attend pas. Le choix de représenter d’énormes baleines ailleurs que sur le rivage correspond finalement à l’identité de Saint-Martin, une île décidément pas comme les autres. C’est peut-être aussi pour cela que les vraies baleines l’ont choisie pour s’y reproduire et donner naissance à leur progéniture qui ne manquera pas d’y revenir pour les mêmes raisons, comme une obligation héréditaire à laquelle on n’échappe pas. En effet, les baleines à bosse fréquentent assidûment nos eaux en hiver et au printemps ; elles arrivent à l’époque de Noël, mais c’est surtout durant les mois de mars et d’avril qu’elles sont les plus nombreuses.
Baleine sous gravillon
On peut alors les observer facilement dans la zone triangulaire formée par Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Anguilla, et même les entendre chanter leurs étranges et envoûtantes mélodies sous-marines en compagnie de leurs baleineaux. Neuf espèces de mammifères marins sont observables non loin des côtes de l’île dont quatre espèces de dauphins ainsi que des cachalots, mais seules les baleines à bosse mâles chantent. Leur observation est très réglementée et contrôlée, et le grand public est désormais sensibilisé grâce à l’action de la Réserve naturelle de Saint-Martin ainsi que l’association Mon École, Ma Baleine, et bien sûr Métimer qui organise chaque année la Fête de la Baleine dont la date correspond à la journée internationale consacrée à la protection et à la défense de ce géant des mers, au mois de février. Ainsi s’achève notre série « une fresque, un quartier », car cétacé.