Skip to main content

“Journée Caraïbe à Cannes”

Par Ann Bouard
02 June 2025

En mai, le 7e art était dans l’air du temps. Le tapis rouge lui était déroulé à Cannes tandis qu’à Saint-Martin, la Collectivité dévoilait sa stratégie de développement de l’industrie cinématographique et audiovisuelle. De là à bâtir un pont entre les deux, il n’y avait qu’un pas que Joël Ayuk a franchi en lançant la “Journée Caraïbe à Cannes”.

Déjà bien connu, sur le territoire (Caribcine Prod, c’est lui !),  Joël Ayuk s’est fait peu à peu une place dans le monde de l’audiovisuel et du cinéma. Aujourd’hui, il est reconnu bien au-delà des frontières de Saint-Martin pour son travail impactant et ses productions reliant l’Afrique et les Caraïbes. Moult fois primé, notamment pour « Chokehold » (13 prix internationaux en 2024), il est désormais un véritable ambassadeur culturel de l’île.
Il a fièrement représenté Saint-Martin au Festival de Cannes 2025, où il a dévoilé la toute première “Journée Caraïbe à Cannes” au sein du prestigieux Pavillon Afriques.

La production caribéenne sur la table

En marge des projections et des montées des marches par stars et starlettes, le Festival de Cannes est surtout un lieu de rencontres du monde des affaires, où financiers et producteurs, entre autres, viennent faire leur marché. Cela donne lieu à des rencontres informelles ou plus organisées lors de tables rondes. C’est à l’une d’entre elles, réunissant des décideurs de premier plan que Joël Ayuk a pu participer pour présenter sa vision, assez audacieuse, de l’industrie cinématographique caribéenne.
Les discussions ont porté sur la visibilité internationale, le financement durable et l’importance de porter à l’écran des histoires authentiques inspirées des racines locales.
Le point d’orgue de ces rencontres était le  lancement de la Journée Caraïbe à Cannes, une initiative phare destinée à mettre en lumière l’excellence créative des Caraïbes sur la scène mondiale.
« Les Caraïbes ne sont pas seulement une destination, elles sont un moteur culturel riche, avec des histoires encore jamais racontées », a déclaré Joël Ayuk dont le souhait est d’ouvrir « de nouvelles portes pour les talents caribéens à l’échelle mondiale».
Cette journée aura permis de créer des connexions entre des cinéastes caribéens et des distributeurs internationaux, coproducteurs, institutions culturelles, etc. Cela pourrait bientôt offrir de nouvelles opportunités pour les talents saint-martinois, que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou ailleurs.

Ann Bouard