Mobilisation de la FEDOM
Mardi dernier, la sénatrice Annick Pétrus, le président de la Fedom Hervé Mariton, le président du FIPCOM-MEDEF Saint-Martin, Michel Vogel et plusieurs parlementaires participaient à un dîner de travail pour aborder les sujets majeurs des territoires ultramarins.
Dans un contexte politique et budgétaire incertain, la mobilisation des acteurs économiques ultramarins demeure essentielle pour défendre le projet de loi de finances (PLF/PLFSS 2026), l’avenir de la LODEOM, indispensable à la compétitivité des entreprises, la suppression des aides fiscales à l’investissement, notamment dans l’hôtellerie à Saint-Martin, et le financement des TPE/PME locales, piliers de l’emploi et du développement. Pour les participants, il est clair que la LODEOM ne peut être diluée dans le droit commun ni subir une baisse drastique sans mettre en péril les économies de ces territoires.
Cette séance de travail intervenait dans un contexte politique flou, sans gouvernement. La nomination depuis dimanche d’une nouvelle équipe à la tête de l’État ne garantit pas pour autant un cadre économique plus serein, d’autant que la nouvelle ministre des outre-mer a d’ores et déjà indiqué que ses priorités iraient à la Nouvelle-Calédonie.
En trois ans et demi, ce second quinquennat d’Emmanuel Macron a comptabilisé 130 ministres (un record ! ils ont été 69 sous son précédent mandat)… et les dossiers des outre-mer peinent toujours autant à avancer.