Rentrée des classes, pour tout le monde !
En ce lundi 1er septembre, le Préfet, le Président de la Collectivité et le vice-recteur ont fait leur rentrée à l’école maternelle Jérôme Beaupère. Le choix n’était pas anodin et avait été souhaité par le Président Mussington en réponse aux résidents du quartier qui lors de la fête du 15 août avaient estimé que Sandy Ground était oublié.
C’était une rentrée des classes plutôt calme et sereine pour les petits, avec un peu d’appréhension, mais pas de pleurs. Il est vrai que l’organisation permettant d’accueillir un petit groupe d’élèves par demi-journée favorisait l’intégration des enfants, chacun pouvant profiter un peu de l’attention des maîtres et maîtresses, et l’accueil des familles. Un calme dont ont profité, Cyrille le Vély, Louis Mussington, Harry Christophe et Fanny Giausseran, l’inspectrice de circonscription, pour visiter chacune des classes, guidés par la directrice de l’établissement, Blandine Bossu.
La loi des statistiques
Entre radiations et nouveaux venus, l’école accueille pour cette rentrée 178 élèves, soit un de plus que l’année dernière, mais elle subit en parallèle la suppression d’une classe, passant de 11 classes (depuis 4 ans) à 10 pour cette rentrée. Ils sont déjà 20 dans la très petite section qui accueille les enfants de moins de trois ans, et les demandes continuent d’affluer. L’école étant contrainte d’accepter les enfants des familles résidant à Sandy Ground, les effectifs dans les classes s’en trouveront donc forcément augmentés. À ce jour, ils sont en moyenne 22 en petite et moyenne sections, et 16 en grande section. Mais, l’Éducation nationale se base, elle, sur la baisse d’effectifs de la région académique. Sur ce point le vice-recteur se veut rassurant, car après vérification des effectifs de la rentrée, une adaptation peut se faire, avec des moyens supplémentaires.
Louis Mussignton s’est quant à lui inquiété de la présence des enseignants. Carton plein pour la maternelle, avec un enseignant présent dans chaque classe, ceux en arrêt maladie ayant été remplacés au pied levé.
Là où tout commence
Comme l’a rappelé le Préfet, les premières années d’apprentissage sont essentielles dans la réussite future des enfants. Pour cela, les professeurs doivent faire face aux spécificités du territoire, notamment en matière de langues. La majorité s’adapte, maîtrise plusieurs langues, mais le souhait de la directrice serait que les enseignants soient mieux formés au français en tant que langue étrangère. La dernière formation sur le bilinguisme remonte à 2017 et toute la problématique, comme l’a rappelé le vice-recteur, est le turn-over des enseignants. Souvent, les enfants ne saisissent pas tous les apprentissages qui sont enseignés, car ils ne les comprennent pas. Il faudrait que le relais soit pris par l’un des parents une fois à la maison, mais cela n’est pas toujours possible.
Ces problématiques montrent toute la complexité de l’enseignement à Saint-Martin et qu’il est, comme l’a noté le Préfet, impossible de raisonner sur un modèle unique.
Cette visite, pour les services de l’État et de la Collectivité, était l’occasion de constater les difficultés rencontrées tant au niveau de l’enseignement que des aménagements des établissements. L’école Jérôme Beaupère a été équipée de brasseurs d’air en fin d’année dernière, mais tout n’est pas encore au point concernant la climatisation, parfois défectueuse, et importante notamment dans le dortoir des plus petits. Dans le même esprit, le Président de la Collectivité effectuera une visite des différentes écoles de Quartier d’Orléans vendredi pour faire le point sur les travaux engagés.