Autobiographie : « La mauvaise huître » de Lilou Douzal
Nous avions découvert la photographe à travers une exposition solidaire consacrée à Mayotte au printemps dernier. Aujourd’hui, on découvre l’auteure. Lilou Douzal livre dans ce roman autobiographique une part d’elle-même, intime et difficile.
« La Mauvaise Huître » est le récit brut et profondément sincère d’un parcours de vie marqué, dès l’enfance, par les violences masculines. À travers l’empreinte d’un père, c’est toute la question de la transmission silencieuse au sein d’une lignée qui affleure: ce qui se répète, ce qui enferme, mais aussi ce contre quoi on lutte. Au fil des pages, on suit les combats d’une adolescente devenue femme, cherchant à se libérer de relations toxiques et du poids de schémas familiaux destructeurs. Le style est cru, parfois bouleversant, porté par une parole directe qui ne cherche ni à édulcorer ni à apaiser.
Il aura fallu deux ans à Lilou Douzal pour mettre des mots sur ce vécu douloureux, qui résonne avec une acuité toute particulière aux Antilles, où les violences intrafamiliales sont toujours profondément ancrées dans la société.
Née et élevée entre le Finistère et l’Hérault, Lilou Douzal est infirmière scolaire et photographe. Après deux années passées à Mayotte, elle vit aujourd’hui à Saint-Martin, où elle accompagne au quotidien des jeunes dont les histoires font écho à la sienne.
La «La Mauvaise Huître» est parue le 21 janvier aux éditions Les Impliqués (L’Harmattan).