L’actualité de la rentrée : portable en pause
C’est une information qui n’aura pas échappé aux adolescents : ils devront effectuer leur scolarité sans téléphone portable ! La loi sur l’interdiction des téléphones portables s’applique désormais aux lycéens.
Selon une étude de l’institut IPSOS pour le Centre national du Livre publiée en 2025, les 15-19 ans passent en moyenne 5 h 19 min par jour sur des écrans, un temps en constante augmentation. Cette exposition prolongée soulève des enjeux de santé publique (fatigue visuelle, troubles du sommeil), cognitifs (difficultés de concentration), sociaux (isolement) et civiques (désinformation, cyberharcèlement). L’interdiction du téléphone portable et autres objets connectés, déjà en vigueur à l’école et au collège, est donc étendue aux lycées en cette rentrée 2026. Le téléphone portable est désormais interdit dans l’enceinte des écoles, collèges et lycées mais également lors de toute activité extérieure ou sortie dans le cadre de l’enseignement. Cette interdiction n’est pas applicable aux équipements utilisés par les élèves présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant. Pour le recteur de l’Académie, Gabriele Fioni, il s’agit avant tout d’humaniser le numérique et surtout l’utilisation qui en est faite par les plus jeunes. Interdire le portable c’est leur donner la possibilité de s’affranchir de cet objet pour se consacrer pleinement à l’apprentissage.
C’est aussi éviter de sombrer dans le cyberharcèlement et la distraction sans fin. Il recommande aux chefs d’établissement de mettre en place la mesure avec discernement et en concertation avec les étudiants pour trouver la manière la plus conforme avec la réalité de l’établissement. Les écoles et les établissements peuvent en effet inscrire dans leur règlement intérieur des dérogations à ce principe. Ainsi, dans les lycées dispensant des formations de l’enseignement supérieur, le règlement intérieur peut prévoir des dispositions particulières pour les étudiants. Tous les établissements peuvent également autoriser certaines dérogations, notamment pour des usages pédagogiques. Reste que certains risquent de vivre cette mise à distance comme un véritable manque et, une fois à la maison, de n’avoir qu’une priorité : partir à la recherche du temps perdu… non pas dans l’œuvre de Proust, mais sur leur téléphone. Là, ce ne sera plus à la loi de réglementer, mais bien aux parents de fixer les limites.