Retards de paiement : les réponses de la Collectivité
Après plusieurs alertes et le report d’une première réunion, une délégation de la FIPCOM-MEDEF Saint-Martin, de la CCISM et de l’Association du BTP a été reçue le 12 août dernier par le président Louis Mussington et la directrice générale des services, Natacha Pétrine. À l’ordre du jour, les retards de paiement des marchés publics, les blocages administratifs et les délais de financement liés aux fonds FEDER.
La réunion, à laquelle assistaient également la 2e vice-présidente Bernadette Davis et les techniciens de la Collectivité, a repris les points énoncés lors de la conférence de presse de la FIPCOM – MEDEF du 31 juillet (voir notre édition du 12 août 2026) et a été l’occasion, une nouvelle fois, d’alerter sur l’urgence de la situation et ses conséquences directes sur l’économie locale.
Le Président a reconnu la gravité de la situation et a affirmé sa volonté de maintenir un dialogue permanent avec les acteurs économiques, d’améliorer la communication entre les entreprises et les administrations, de prendre les mesures nécessaires pour améliorer les règlements et de faire un point régulier lors des prochaines réunions.
Entre volonté et réalité
Pour rappel, lors du conseil territorial de juin 2025, la DGS avait déjà reconnu des dysfonctionnements, et annoncé qu’un «certain nombre de procédures pour améliorer les délais de paiement» était en train d’être mis en place, notamment la généralisation de l’usage de la plateforme Chorus Pro. Elle avait également affirmé que « d’ici fin 2025, les entreprises seront payées dans les temps ».
Un an plus tard, plusieurs mesures sont à nouveau annoncées : mise en place d’un référent dédié aux entreprises le lundi et le mardi par mail, régularisation en urgence des bons de commande et ordres de service en attente, priorité aux créances de moins de 50 000 €, amélioration du suivi des factures, recherche de solutions de financement avec notamment la BPI (affacturage) et l’AFD (financement FEDER). Mais qui dit règlement dit trésorerie. La Collectivité doit voter son budget supplémentaire en septembre et compte sur les recettes à venir, à la rentrée, pour renflouer les caisses.
Par ailleurs, elle envisage de recourir à un prestataire extérieur pour améliorer le processus. Un choix qui laisse perplexe : au-delà du coût supplémentaire, cela pose la question du rôle des services internes de la Collectivité.
Une première échéance a été fixée au 15 septembre, avec la formalisation d’une procédure claire de traitement des factures, la désignation du référent et un premier point sur les régularisations engagées. Une réunion mensuelle de suivi entre la Collectivité et les représentants économiques doit également être mise en place.
À l’issue de la réunion, la FIPCOM -MEDEF Saint-Martin a salué la qualité et la franchise des échanges ainsi que les engagements pris. Elle restera néanmoins attentive à leur mise en œuvre effective, compte tenu de l’urgence de la situation pour les entreprises.