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Un escape game pour sensibiliser les collégiens aux missions de la gendarmerie

Par Lise Gaeta
22 Juin 2026

Vendredi 19‭ ‬juin‭, ‬neuf élèves de sixième du collège Mont des Accords ont participé à un tout nouveau type d’exercice‭. ‬Réunis en salle polyvalente‭, ‬ils ont pris part à un jeu d’enquête pensé par la Gendarmerie nationale‭.‬

Sensibiliser les jeunes générations au métier de gendarme et réaliser de la prévention contre la délinquance, tel est l’objectif de cet escape game. Financé à hauteur de 16 000 € par la préfecture, cet outil innovant a été spécialement adapté au territoire. Déjà expérimenté dans l’Hexagone, le concept intègre ici des lieux et des noms de rues connus des jeunes Saint-Martinois. Après un premier test mené avec une classe de sixième du collège Roche Gravée de Moho, à Quartier d’Orléans, le dispositif a été présenté aux élèves de Marigot en présence du préfet Cyrille Le Vély. « L’idée est de sensibiliser les plus jeunes à des thématiques comme la sécurité routière, mais aussi de les faire réfléchir sur ce qu’est un bon citoyen et comment bien se comporter », a souligné le représentant de l’État.  Munis de tablettes, les élèves sont plongés dans une enquête grandeur nature. Sur leurs écrans, le scénario débute par un accident de la circulation impliquant un scooter ayant pris la fuite après avoir renversé un piéton. Répartis en équipes de trois ou quatre par tablette, les élèves représentent différentes unités de la gendarmerie. Brigade, unité d’intervention ou experts, les jeunes enquêteurs doivent analyser des enregistrements audio, des images ou encore reconstituer un portrait-robot afin d’identifier le suspect. Une expérience appréciée par les collégiens. « C’était comme un grand puzzle, il fallait trouver les indices pour arriver au résultat », s’amuse Marquis.

Une gymnastique intellectuelle qui a également plu à son camarade Westley. « Il faut avancer en équipe, cela nous a montré comment travailler en groupe », affirme-t-il. En effet, chaque équipe doit collaborer avec ses voisins afin de progresser dans l’enquête. Le jeu, créé avec des consignes bilingues, dure moins d’une heure afin de s’intégrer facilement au temps scolaire.  Pour l’adjudant Didier, officiant à la Maison de protection des familles, cet outil offre une approche « ludique et moderne » de la prévention. « Cela permet d’ouvrir le débat sur certaines problématiques comme la violence ou le harcèlement et de montrer une autre utilisation des outils numériques », affirme le représentant des forces de l’ordre. Une expérience jugée concluante par les organisateurs, qui envisagent désormais de déployer cet escape game dans d’autres établissements de l’île dès la rentrée prochaine.                            

Lise Gaeta