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Le directeur de l’hôpital publie des propos racistes inacceptables

Par Ann Bouard
18 Décembre 2025

Sébastien Galleyn, récemment nommé directeur du centre hospitalier Louis Constant Fleming, fait l’objet d’une procédure disciplinaire suite la publication de propos racistes sur un réseau social.

Nommé le 20 novembre dernier, à la tête de l’hôpital de Marigot, Sébastien Galleyn a tenu des propos qui pourraient bien remettre en cause ses fonctions sur une île où la différence se matérialise par le vivre ensemble de toutes les races et les religions.
« Ce n’est pas l’immigration qui pose problème. En France il existe une pluralité d’immigrants dont beaucoup ne posent pas de problèmes : européens, américains du nord ou du sud, anglais, asiatiques et j’en passe. L’immigration qui pose problème est celle venue d’Afrique, d’Afrique du Nord et en général des pays musulmans ». Ce sont ces propos, postés sur Tik Tok, qui font polémique.
La sénatrice Annick Pétrus les a qualifiés de graves et inacceptables, indiquant qu’ils ne relèvent pas de la liberté d’expression et tombent sous le coup de la loi du 13 juillet 1990, qui sanctionne la provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence fondée sur l’origine ou la religion. 
L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy a donc été alertée.
Elle indique que la  publication date de plusieurs mois, et est donc antérieure à ses actuelles fonctions ;
En conséquence l’ensemble des éléments ont été transmis au Centre National de Gestion (CNG) de la fonction publique hospitalière.
Dans un communiqué l’ARS a précisé jeudi que « la directrice générale du CNG, considérant que les propos en question traduisent un manquement à son devoir de réserve et de dignité, impartialité et probité, recevra en entretien le directeur du CHLCF dès ce lundi 22 décembre ». Elle précise avoir d’ores et déjà décidé d’ouvrir une procédure disciplinaire. Toutefois ces procédures et le respect des droits de la défense nécessitent des délais incompressibles.
De son côté, l’ARS a effectué un signalement au Procureur au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.           

Ann Bouard