SOCIETE

Une rencontre tenue en ce début de semaine à réuni deux éleveurs de Quartier d’Orléans, Alfred Flanders et Dorvan Cocks, un de Griselle, Julien Gumbs, mais aussi Marlène Thisselin, technicienne à la coopérative agricole Sicasmart,  Ursula de l’association I love my Island Dog et Soizig de l’association Soualiga Animal Lovers, Christelle et Maryse  de l’association Tango & Co, et Camille et Elise du Collectif Animaux SXM.
Une rencontre tenue en ce début de semaine à réuni deux éleveurs de Quartier d’Orléans, Alfred Flanders et Dorvan Cocks, un de Griselle, Julien Gumbs, mais aussi Marlène Thisselin, technicienne à la coopérative agricole Sicasmart, Ursula de l’association I love my Island Dog et Soizig de l’association Soualiga Animal Lovers, Christelle et Maryse de l’association Tango & Co, et Camille et Elise du Collectif Animaux SXM.

Animaux : Une fourrière et un refuge à tout prix !

08 octobre 2021
Suite à l’épisode d’empoisonnement de plusieurs dizaines de chiens en septembre dernier, le Collectif qui, sous le coup de la colère et de l’émotion s’était d’abord appelé « Balance ton tueur d’animaux SXM », est aujourd’hui devenu le Collectif Animaux SXM, et a pris son bâton de pèlerin pour parvenir, dans un délai proche, à voir la création d’une fourrière territoriale associée à un refuge pour animaux.
 
Une fourrière et un refuge à tout prix
 
Dès la semaine qui a suivi les empoisonnements de plusieurs dizaines d’animaux, pour lesquels les propriétaires de 17 chiens et de 2 chats sont venus déposer plainte à la gendarmerie, Camille Verdier et Elise Rivière, à l’initiative de la création du collectif, ont demandé audience avec le président de la Collectivité Daniel Gibbs et le préfet délégué Serge Gouteyron. Ces rencontres ont eu lieu le jeudi 23 septembre dernier et les échanges se sont rapidement focalisés sur l’urgente nécessité de créer in-situ une fourrière animale associée à un refuge d’adoption. C’est en effet la prolifération des chiens et des chats errants, devenue exponentielle depuis l’ouragan Irma, qui engendre ces situations extrêmes. Des associations locales, avec en tête I Love My Island Dog (pour les chiens) et Soualiga Animal Lovers (pour les chats), oeuvrent depuis plusieurs années pour tenter de réguler cette population animale galopante, en menant des campagnes de stérilisation grâce à des fonds privés et en faisant adopter un maximum de chiens, dont beaucoup partent à l’étranger ou dans l’Hexagone, grâce à leurs formidables réseaux inscrits dans la cause animale. Mais de l'avis de tous, cette situation est anormale et la Collectivité doit assumer sa responsabilité dans ce domaine. Ce qu’a reconnu le président Gibbs en indiquant dans un communiqué suite à cette rencontre avec les représentantes du collectif être « conscient de la nécessité urgente de créer une structure pour la prise en charge des animaux errants » et assurant que « la Collectivité de Saint-Martin s’inscrit dans une démarche d’installation d’une fourrière territoriale associée à l’ouverture d’un refuge ». Une obligation légale que la Collectivité a jusqu’alors tenté de combler en faisant appel trois fois par an aux services de la fourrière de Guadeloupe. Le président Gibbs a par ailleurs indiqué que le dossier était dans les starting-blocks, mais que des contraintes d’ordre administratifs, réglementaires et fonciers l’avait retardé : « La collectivité s’apprête à lancer un nouveau marché public (...) et doit sécuriser un terrain public pour le réserver exclusivement à cette double activité. (...) Ce foncier doit donc être situé loin des habitations, dans une zone sécurisée et exempt de projets de développement. Un terrain a été identifié dans le secteur de Grand-Case l’Espérance mais pour une attribution en bonne et due forme du terrain, il doit être libre de toute occupation et juridiquement exploitable ».
Satisfaites de ces réponses, les deux jeunes femmes du Collectif ne souhaitent toutefois pas baisser la garde, d’autant qu’un discours identique avait été prononcé par les services de la Collectivité au cours du dernier trimestre de l’année 2020, aux représentantes de l’association Tango & Co qui s’est spécialement créée pour gérer le refuge animal, mais qui attend toujours la concrétisation…
 
Main dans la main avec les éleveurs
 
Fort de sa détermination, le Collectif Animaux SXM a souhaité rencontrer les éleveurs qui subissent également les affres des chiens errants, mais peut-être aussi et surtout celles des chiens que des propriétaires irresponsables laissent divaguer librement. Car ce sont surtout ceux-là qui créent des désastres dans les enclos des animaux d’élevage, majoritairement dans les élevages de caprins et de volailles. En effet, en bonne condition physique, ces chiens de propriétaires se retrouvent souvent en meutes et font des ravages dans les enclos. Une réunion a eu lieu en ce début de semaine à Cul de Sac, dans l’exploitation agricole d’Angeline Laurence, réunissant plusieurs éleveurs et les représentants d’associations oeuvrant pour la cause animale et les représentantes du collectif. « Cette réunion a été très intéressante et productive, et les éleveurs se sont dits très concernés pas la problématique des chiens divagants qui viennent disséminer leur cheptel. L’un des éleveurs nous a même confiés qu’il avait cessé l’élevage de cabris car il avait trop de pertes par des morsures de chiens ! Ils nous soutiennent dans notre détermination à exiger une fourrière et un refuge », nous ont expliqué Camille et Elise.
Des dossiers allant dans ce sens vont être constitués par chacune des parties, éleveurs, associations et Collectif, qui seront remis dans les prochaines semaines à la Collectivité. Le Collectif rappelle également qu’il est important que chaque propriétaire dont l’animal a été victime d’un empoisonnement aille porter plainte à la gendarmerie, et il est également primordial que chaque plaignant remette ses documents au Collectif pour que le dossier soit le plus complet possible. « Plus le nombre de plaignants sera grand, plus notre dossier aura de l’impact sur les autorités », insistent Camille et Elise qui iront jusqu’au bout pour que l’objectif soit atteint.


Quand l’Union fait la force…
 
Très belle réunion cette semaine avec les éleveurs de Saint-Martin. Nous étions bien d’accord sur le fait qu’il y a actuellement beaucoup trop de chiens en divagation (d’ailleurs des 2 côtés de l’ile), provenant de naissances de chiots non désirés, qui grandissent sans soins ou surveillance de la part de leurs propriétaires. On les laisse vivre leur vie, non stérilisés…la liberté c’est bien agréable, mais un chien restera toujours un prédateur et s’en prend souvent aux autres animaux. Il faut que cela cesse. Afin de réduire le nombre de naissances, I love my island dog propose des stérilisations à €50 toute l’année (ce depuis sa fondation en 2006) et nous serons toujours étonnés par le peu de gens qui en profitent. Nous préparons actuellement une nouvelle campagne entièrement gratuite, telle que nous l’avions faite l’année dernière. Ainsi 100 chiennes et chiens ont été stérilisés rien qu’en Oct/Nov 2020. En attendant un vrai refuge (les associations jointes y travaillent) nous essayons de placer le plus de chiots hors de l’île. Vivement que la paix revienne dans le monde de nos animaux. Merci de surveiller vos chiens et surtout faites les stériliser si vous les aimez. Merci
Cette jolie fille est la dernière d’une portée que nous avons placée. Tellement belle. Elle a 10 semaines, est vaccinée et identifiée par une puce électronique. Qui veut l’aimer pour la vie? Vous pouvez la rencontrer chez nous, au Centre d’adoption sur RV 0690 503407. Et on en a tant d’autres à vous proposer…
Ursula Association I love my island dog

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