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Transport aérien : Air France-KLM Cargo augmente le prix du fret pour risque de guerre

Par Ann Bouard
27 Mars 2026

Le groupe Air France-KLM a annoncé une hausse de sa surcharge « risque de guerre » (code XD), dans un contexte de dégradation rapide de la situation au Moyen-Orient. Une augmentation justifiée par un « impact opérationnel » plus important que prévu.‬

Le 9 mars Air France-KLM annonçait à ses clients mettre en place une surcharge de guerre (code OC : XD) à dater du 24 mars. Avant même que celle-ci entre en vigueur, le groupe annonce que la taxe reste valable mais qu’une augmentation est prévue dès le… 25 mars ! Ce tarif plus élevé s’applique donc dès à présent sur toutes les expéditions et sur un périmètre révisé ; en clair elle était initialement prévue sur certaines dessertes, désormais elle concerne toutes les destinations. L’augmentation est justifiée par l’impact croissant des tensions géopolitiques sur les opérations aériennes, à savoir « les détournements de vols accrus, la volatilité des prix du carburant et la hausse des coûts liés à l’aviation qui affectent significativement le coût de maintien du réseau et la fiabilité des horaires ».
Concrètement pour les entreprises saint-martinoises, il leur en coûtera 0,10 € le kilo sur les marchandises transportées sur les vols passagers et 0,45 € le kilo sur celles arrivant par avion cargo.
Le groupe précise que cette surcharge reste temporaire et directement liée à la situation actuelle. Elle fera l’objet d’un suivi régulier et pourra être ajustée en fonction de l’évolution du contexte.
La direction d’Air France-KLM conclut son courrier par ses remerciements sincères, souhaite la compréhension de ses clients et espère garder leur confiance… mais sur un territoire insulaire totalement dépendant des importations a-t-on vraiment le choix ?
Rien ne sert de multiplier les grands discours sur la lutte contre la vie chère si, dans le même temps, on reprend d’une main ce que l’on a accordé de l’autre. À force de voir les prix s’envoler au fil des crises, on peut légitimement s’interroger : ces hausses sont-elles vraiment liées à des événements survenant à l’autre bout du monde… ou relèvent-elles tout simplement d’abus ? 

Ann Bouard