Services de la Collectivité : des débrayages en chaîne
Après le service des titres dans l’impossibilité de délivrer permis de conduire ou cartes grises en raison d’un problème informatique qui perdure depuis des jours, c’est au tour de la Délégation solidarité, santé et famille, de la Protection maternelle et infantile de ne plus assurer le service au public, et la police territoriale n’est pas en reste. Un à un, les services de la Collectivité font face à des difficultés et débrayages s’enchaînent depuis la semaine dernière.
Manque de moyens, factures impayées, bâtiments non entretenus… Albert Blake et Francilène Paines, du syndicat UNI.T 978, dénoncent les conditions de travail des agents de la Collectivité dans plusieurs services.
Délégation solidarité, santé et famille : des locaux en mauvais état
Sur la façade du bâtiment dévolu à la délégation solidarité, santé et familles, on peut lire que « les bureaux sont fermés jusqu’à nouvel ordre ». En effet, depuis le 2 juillet, la cinquantaine d’agents de ce pôle a décidé de débrayer pour faire entendre ses revendications.
Il y a un an, les locaux ont été inondés occasionnant une moisissure sur les murs. Ils ont été réparés mais les champignons continuent à proliférer. Une entreprise a fait des prélèvements en février dernier pour les analyser. À ce jour, aucun résultat n’a été communiqué. Autre conséquence, la mise hors fonction de l’ascenseur, ne permettant plus aux personnes à mobilité réduite d’accéder aux bureaux. C’est aux agents de descendre à leur rencontre. Il y a quelques semaines les agents menaçaient déjà de fermer pour manque d’hygiène, faute de papier toilette. Des agents et le directeur ont fait un effort pour en trouver, mais cela ne peut durer estime Albert Blake. Autre point de litige, la climatisation qui fonctionne de moins en moins bien.
Le bâtiment est la propriété de la Semsamar qui le loue à la Collectivité. Une convention spécifie les termes de cette mise à disposition ; cependant le syndicat indique ne pas avoir eu connaissance des modalités qui déterminent les responsabilités entre les deux parties. Lundi matin aucun responsable politique ne s’était encore rendu sur les lieux. Les agents réclament, dans l’attente de la réparation de la climatisation, des climatiseurs mobiles, que leur soit communiqué le résultat des analyses et que les sanitaires soient en bon état de fonctionnement.
PMI et Police territoriale suivent le mouvement
Le problème d’odeurs d’égouts dans le bâtiment dédié à la protection maternelle et infantile (PMI) est récurrent depuis trois mois. Le service a été fermé vendredi dernier suite à la visite des syndicats qui ont estimé que l’odeur n’était pas supportable et représentait un risque de toxicité. Les agents du service ont débrayé lundi matin.
Quant à la Police territoriale, les agents du poste situé à la Collectivité étaient eux aussi en débrayage lundi matin. Selon Albert Blake, ils sont confrontés à un manque de moyens : pas de chaussures, pas d’uniformes, et les équipements techniques pour leurs véhicules auraient été repris par le fournisseur faute de règlement de la part de la Collectivité. Une réunion s’est tenue entre les responsables de la Police territoriale et les services de la Collectivité. À l’heure où nous bouclions cette édition, aucun détail sur les échanges ou les éventuelles décisions prises n’a été communiqué.