Taxe foncière : pourquoi elle augmente ?
Lors du conseil territorial de décembre 2024, les élus avaient adopté la révision de la taxe sur les ordures ménagères, adossée à la taxe foncière. Mercredi, le 1er vice-président Alain Richardson, lors d’une conférence de presse, a tenu à expliquer à nouveau le pourquoi de cette augmentation, la plus notable.
Les tranches d’imposition sur le revenu sont ajustées en fonction de l’inflation, mais les taux n’ont pas été modifiés, et les autres taxes comme la TGCA (4%), la taxe foncière, la contribution des patentes, les droits de licence, sont restées inchangées. Alors pourquoi certains citoyens ont l’impression que ça flambe?
Depuis 2011, le taux de la taxe sur les ordures ménagères (14,78%) était demeuré inchangé. Cette taxe génère environ 4M€ de recettes pour la Collectivité, mais le coût du traitement des déchets s’élève à plus de 8 M€, car les volumes sont de plus en plus importants. Il avait donc été décidé lors des délibérations de fin d’année de la première et seule augmentation des taxes de passer ce taux à 20,61%.
En conséquence, l’augmentation de la taxe foncière, en cumulant l’indexation sur l’inflation (décision nationale indépendante de la volonté de la Collectivité, de 1,072 pour 2025) et la taxe sur les ordures ménagères est au final de 11,44%. Pour les contribuables qui constateraient une hausse plus importante, Alain Richardson les encourage à demander le détail aux services fiscaux. En effet, les mises à jour du cadastre plus effectives désormais, ou celles des services fiscaux qui intègrent après visite ou survol avec un drone, les nouvelles constructions (extension, piscine, etc) jusque-là non déclarées peuvent justifier une l’augmentation. Pour les autres, il est bon de savoir que l’on peut opter pour la mensualisation de sa taxe foncière ; à ce jour seulement 12% des contribuables ont fait ce choix.
La taxe sur les ordures ménagères, adossée à la taxe foncière, est donc imputée aux propriétaires, ce qui n’est pas forcément équitable a commenté Alain Richardson qui souhaite une fiscalité plus juste. Tous ceux qui consomment devront donc à terme contribuer à l’effort financier. Plus le nombre de contribuables sera important et plus la charge individuelle diminuera.
La Collectivité réfléchit par ailleurs à l’instauration d’une fiscalité plus verte dans les années à venir et les premières pistes, comme une écotaxe commune à toute l’île, seront présentées début 2026 lors d’un séminaire sur la fiscalité.