Exercice de secours grandeur nature
En avril dernier, douze sapeurs-pompiers saint-martinois avaient été formés aux nouvelles techniques de sauvetage et de déblaiement qui doivent être appliquées en cas d’explosion, de cyclone ou de séisme. Mercredi soir, dix d’entre eux mettaient en pratique leur expertise lors d’un exercice grandeur nature mené en collaboration avec trente marines de la partie hollandaise.
Le site de la Belle Créole a une nouvelle fois été mis à disposition du Service Territorial d’Incendie et de secours (STIS) par le propriétaire afin d’offrir les conditions réelles d’intervention sur un lieu détruit. En effet, c’est le scénario de l’effondrement d’un bâtiment à la suite du passage d’un ouragan, avec plusieurs victimes ensevelies, qui avait été retenu mercredi.
Sur les douze sapeurs-pompiers saint-martinois formés, dix d’entre eux étaient mobilisés, placés sous la supervision de leur référent de Guadeloupe pour la spécialité USAR (Unité de sauvetage d’appui de relais). Cette unité est la seule à pouvoir intervenir dans les situations les plus complexes, afin de localiser et d’extraire des victimes non accessibles par les méthodes traditionnelles.
Une collaboration transfrontalière
Mercredi soir, l’unité USAR de Saint-Martin avait donc pour mission de créer les accès vers des victimes ensevelies, en perçant les murs ou le sol jusqu’aux « poches de survie » (interstices entre les blocs de béton). A charge ensuite aux trente marines néerlandais d’extraire, d’évacuer les victimes et de les rassembler en un point géré par leur commandement pour leur prise en charge. Pour compliquer la situation, les secours ont été confrontés à un imprévu de dernière minute, une victime introuvable. C’est au maître-chien du STIS qu’est revenu la mission de la localiser. Polytraumatisée, son évacuation dans une civière par la grande échelle a permis de réviser les techniques d’évacuation les plus délicates. L’enjeu pour les services du STIS était d’offrir toutes les conditions à leurs collègues hollandais pour que les opérations puissent se dérouler dans les meilleures conditions possibles.
Les opérations se sont déroulées sous l’œil attentif du Préfet Cyrille Le Vély, du Président Mussington, du président du STIS, Steven Cocks, du capitaine Bonneaud du 33e RIMA (Régiment d’Infanterie de Marine) de la Martinique, du commandant de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Hugues Loyez et de nombreux observateurs. L’objectif de ces manœuvres est de renforcer la coordination entre les secours français et néerlandais.
Pour le Préfet Cyrille le Vély, il est effectivement très important d’appuyer cette coopération entre Saint-Martin et Sint Maarten, ce qui sous-entend que ces exercices se renouvelleront sur la partie sud de l’île. En attendant, durant trois jours des entraînements, avec d’autres scénarios, se sont poursuivis, sur le site de la Belle Créole mais également à Pic Paradis.