Un membre du personnel hospitalier agressé dans son bureau
Une patiente du centre hospitalier Louis Constant Fleming comparaissait le 26 février devant le tribunal de Marigot pour des violences commises sur une professionnelle de santé lors de sa sortie d’hospitalisation. Les faits, survenus le 30 novembre 2024, ont valu à la victime un arrêt de travail de près d’un an.
Le 30 novembre 2024, A.M., agente administrative à l’accueil des urgences de l’hôpital de Marigot, accompagne O.L. dans les démarches relatives à sa sortie après deux jours d’hospitalisation en soins intensifs. Lorsqu’elle demande à la patiente de se rendre à l’extérieur pour finaliser les formalités, la situation dégénère. O.L. s’emporte, lance ses cartes sociales en direction de l’agente, puis quitte les locaux avant d’y revenir. Elle pénètre alors dans le bureau d’A.M. et lui porte plusieurs coups de poing au visage. Les images de vidéosurveillance de l’établissement, versées au dossier, viennent appuyer les faits. Il faudra l’intervention de cinq membres du personnel soignant pour la maîtriser. Le certificat médical fait état d’une fracture des os propres du nez, de contusions multiples et d’un état de stress psychique, avec six jours d’ITT et quinze jours d’arrêt de travail pour la victime. Traumatisée, elle sera finalement arrêtée jusqu’en novembre 2025.
Entre vulnérabilité médicale et responsabilité pénale
O.L. souffre d’épilepsie sévère associée à des crises dissociatives, de troubles de l’humeur et d’une instabilité émotionnelle documentée. Reconnue handicapée de par son état médical, elle est suivie très régulièrement par des professionnels de santé. Elle a depuis subi une lobectomie cérébrale en mai 2025, opération qui a stabilisé son état. À l’audience, la prévenue déclare : « Je me souviens avoir armé mon poing, mais c’est tout. » Sa défense a versé onze pièces médicales au dossier et plaidé une altération du discernement au moment des faits, en soulignant qu’elle sortait d’une perfusion aux opiacés deux heures seulement avant l’incident et décrivant un comportement isolé, lié à un profil vulnérable et fragile. à la barre, une seconde vidéo filmée par un témoin a été fournie par la victime, confirmant la violence des propos d’O.L avant l’agression. L’expertise psychiatrique diligentée en cours d’enquête conclut pourtant à l’absence d’altération ou d’abolition du discernement lors de l’incident, et retient un risque de récidive.
Des excuses présentées à la barre
Le parquet a requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende de 500 euros, rappelant que les violences sur le personnel hospitalier sont en pleine recrudescence. La partie civile a insisté sur le préjudice durable subi par A.M., qui a mis près d’un an à reprendre ses fonctions. O.L., au casier judiciaire vierge, avait présenté ses excuses dès le lendemain des faits auprès du personnel hospitalier, puis les a réitérées à l’audience devant la victime : « Je reconnais avoir toujours été bien soignée dans cet hôpital. J’ai honte de mes actes, même si je ne m’en rappelle pas. » Le tribunal retient une peine inférieure aux réquisitions et condamne O.L. à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende. Conformément à la demande de la partie civile, l’affaire est renvoyée au 2 juin prochain pour statuer sur les intérêts civils.
Une patiente du centre hospitalier Louis Constant Fleming comparaissait le 26 février devant le tribunal de Marigot pour des violences commises sur une professionnelle de santé lors de sa sortie d’hospitalisation. Les faits, survenus le 30 novembre 2024, ont valu à la victime un arrêt de travail de près d’un an.
Le 30 novembre 2024, A.M., agente administrative à l’accueil des urgences de l’hôpital de Marigot, accompagne O.L. dans les démarches relatives à sa sortie après deux jours d’hospitalisation en soins intensifs. Lorsqu’elle demande à la patiente de se rendre à l’extérieur pour finaliser les formalités, la situation dégénère. O.L. s’emporte, lance ses cartes sociales en direction de l’agente, puis quitte les locaux avant d’y revenir. Elle pénètre alors dans le bureau d’A.M. et lui porte plusieurs coups de poing au visage. Les images de vidéosurveillance de l’établissement, versées au dossier, viennent appuyer les faits. Il faudra l’intervention de cinq membres du personnel soignant pour la maîtriser. Le certificat médical fait état d’une fracture des os propres du nez, de contusions multiples et d’un état de stress psychique, avec six jours d’ITT et quinze jours d’arrêt de travail pour la victime. Traumatisée, elle sera finalement arrêtée jusqu’en novembre 2025.
Entre vulnérabilité médicale et responsabilité pénale
O.L. souffre d’épilepsie sévère associée à des crises dissociatives, de troubles de l’humeur et d’une instabilité émotionnelle documentée. Reconnue handicapée de par son état médical, elle est suivie très régulièrement par des professionnels de santé. Elle a depuis subi une lobectomie cérébrale en mai 2025, opération qui a stabilisé son état. À l’audience, la prévenue déclare : « Je me souviens avoir armé mon poing, mais c’est tout. » Sa défense a versé onze pièces médicales au dossier et plaidé une altération du discernement au moment des faits, en soulignant qu’elle sortait d’une perfusion aux opiacés deux heures seulement avant l’incident et décrivant un comportement isolé, lié à un profil vulnérable et fragile. à la barre, une seconde vidéo filmée par un témoin a été fournie par la victime, confirmant la violence des propos d’O.L avant l’agression. L’expertise psychiatrique diligentée en cours d’enquête conclut pourtant à l’absence d’altération ou d’abolition du discernement lors de l’incident, et retient un risque de récidive.
Des excuses présentées à la barre
Le parquet a requis une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis ainsi qu’une amende de 500 euros, rappelant que les violences sur le personnel hospitalier sont en pleine recrudescence. La partie civile a insisté sur le préjudice durable subi par A.M., qui a mis près d’un an à reprendre ses fonctions. O.L., au casier judiciaire vierge, avait présenté ses excuses dès le lendemain des faits auprès du personnel hospitalier, puis les a réitérées à l’audience devant la victime : « Je reconnais avoir toujours été bien soignée dans cet hôpital. J’ai honte de mes actes, même si je ne m’en rappelle pas. » Le tribunal retient une peine inférieure aux réquisitions et condamne O.L. à quatre mois d’emprisonnement avec sursis et 500 euros d’amende. Conformément à la demande de la partie civile, l’affaire est renvoyée au 2 juin prochain pour statuer sur les intérêts civils.