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Carjacking : des peines de 4 à 6 ans pour les auteurs

Par Lise Gaeta
19 Juin 2026

Vendredi 12 juin, le tribunal correctionnel de Saint-Martin a condamné trois hommes impliqués dans plusieurs vols aggravés commis en novembre 2025. Des peines prononcées tandis que les auteurs comparaissaient en état de récidive légale pour des faits similaires.

Le 22 novembre 2025, aux alentours de 5h du matin, deux hommes et leur complice se rendent devant l’EHPAD Béthany Home à Marigot. Armés d’une barre de fer et d’une arme de poing, ils tentent de s’emparer d’un véhicule en braquant sa propriétaire. Le vol, commis en réunion, avec violence et le visage dissimulé, a échoué grâce à la résistance de la victime. Loin de s’arrêter là, les auteurs reprennent la route conduits par leur complice. Une demi-heure plus tard, avec le même mode opératoire, ils parviennent cette fois à dérober un véhicule à son propriétaire.

L’enquête mettra également en lumière le vol de plaques d’immatriculation ainsi qu’un autre vol commis le 23 novembre 2025.  Quelques mois plus tard, en avril 2026, tandis qu’il est interpellé par les forces de l’ordre à son domicile, l’un des auteurs prend la fuite. Rattrapé par les gendarmes, il porte un coup de pied au visage de l’un d’eux, lui occasionnant trois jours d’incapacité totale de travail. Lors de l’audience, les trois prévenus, déjà détenus à la prison de Baie-Mahault, sont apparus particulièrement agités. L’avocate de l’un d’eux a signalé des pressions exercées par l’un des mis en cause sur les deux autres, qui aurait tenté de leur dicter la version des faits à livrer au tribunal. Après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré les trois prévenus coupables. Le conducteur du véhicule ayant permis de réaliser ces délits est condamné à quatre ans d’emprisonnement ferme.

L’auteur portant une barre de fer lors de ces vols écope de six ans de prison.  Tandis que le dernier, armé au moment des faits, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour les vols, auxquels s’ajoute une année supplémentaire pour les faits d’évasion. Le maintien en détention a été ordonné pour les trois hommes. Sur le plan civil, les trois condamnés devront verser solidairement 3 500 euros au titre du préjudice moral et 1 200 euros pour le préjudice matériel subi par la victime dont le véhicule a été dérobé le 22 novembre. Le dernier auteur a également été condamné à indemniser le gendarme blessé à hauteur de 1 000 euros pour son préjudice moral.                                   

Lise Gaeta