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Un lien indéfectible entre Saint-Barthélemy et Saint-Martin

Par Ann Bouard
11 Mai 2026

Le Festival Langues‭, ‬Arts et Culture s’est achevé vendredi dernier après deux semaines d’échanges‭, ‬de créations et de rencontres entre les établissements des îles du Nord‭. ‬Pour cette 5e édition‭, ‬placée sous le signe de‭ ‬‮«‬‭ ‬l’UNIversalité‭ ‬‮»‬‭, ‬les élèves ont une nouvelle fois démontré l’étendue de leurs talents artistiques‭, ‬culturels et créatifs‭, ‬mais surtout la force du lien qui unit Saint-Martin et Saint-Barthélemy‭.‬

Cette année, l’île sœur s’est particulièrement investie dans le FLAC, allant jusqu’à assurer la prise en charge financière du déplacement des élèves saint-martinois à Gustavia. Une implication saluée par l’ensemble des participants tant les temps forts se sont multipliés sur les deux territoires, illustrant qu’au-delà des différences culturelles et identitaires, le vivre-ensemble reste une réalité bien ancrée dans les îles du Nord.

La soirée de clôture s’est déroulée dans un format un peu différent cette année. C’est la CCISM qui a mis gracieusement l’une de ses salles à disposition et la CTOS qui a offert le repas afin que cette dernière rencontre se termine dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Le vice-recteur Harry Christophe et ses équipes étaient les maîtres de cérémonie de cette soirée qui réunissait le préfet de Saint-Martin, ravi qu’un événement commun puisse rassembler les deux îles, fait devenu suffisamment rare pour être souligné, mais aussi Bernadette Davis, 2e vice-présidente de la Collectivité de Saint-Martin, ainsi que Francius Matignon, 2e vice-président de la Collectivité de Saint-Barthélemy, venu accompagné d’O Magras et d’Élise Magras. Le premier a fait renouer le public avec l’accordéon, l’instrument de prédilection des grandes occasions sur l’île voisine,  et  la seconde venue, en tenue traditionnelle, a fait remonter les souvenirs d’une autre époque, celle où les femmes de Saint-Barth récoltaient le sel, fabriquaient leur coiffe (la calèche) avec le latanier, cousaient leurs robes dans les tissus ramenés par les hommes lors de leurs voyages dans les eaux de la Caraïbe et confectionnaient le traditionnel gâteau blanchi.

à l’unanimité des participants, le FLAC ne s’arrête pas à une simple soirée de clôture, il reste dans les mémoires. On espère surtout qu’il perdure encore et encore dans l’esprit de chacun mais aussi dans les actes, car l’UNIversalité et le bien-vivre ensemble sont les plus belles des choses qui soient.

C’est en tous les cas le souhait du vice-recteur que de travailler sur la pérennité de la manifestation, mais aussi en exposant les créations artistiques tout au long de l’année… une mission qui reviendra à son successeur. Mais il aura sans aucun doute l’appui et l’énergie de l’incroyable Evelyne Fleming, sans qui ce festival n’aurait pas la même saveur.       

Ann Bouard