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Handysplash : l’inclusion au fil de l’eau

Par Ann Bouard
4 Mai 2026

L’association Handynamique a organisé‭, ‬samedi 2‭ ‬mai‭, ‬la 5e édition d’Handysplash‭. ‬Une matinée dédiée aux activités nautiques‭, ‬réunissant 42‭ ‬enfants et adolescents en situation de handicap aux côtés‭ ‬d’enfants valides‭, ‬encadrés par les clubs sportifs de l’île‭.‬

La 5e édition s’est déroulée, une fois n’est pas coutume, à Friar’s Bay, le Galion ayant dû être délaissé faute de ramassage des sargasses. Mais cela n’a en rien altéré l’esprit de cette matinée placée sous le signe du partage, de l’effort et du plaisir. Sur le sable et dans l’eau, 42 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans, en situation de handicap, ont découvert ou redécouvert les activités nautiques aux côtés d’enfants valides. Cette mixité est au cœur de la démarche portée par Handynamique, qui œuvre depuis ses débuts à créer des passerelles naturelles entre les jeunes, au-delà des différences. Derrière la simplicité apparente de ce moment de convivialité se cache cependant l’implication importante de tous les bénévoles de l’association mais aussi la mobilisation des sauveteurs-secouristes de l’Association des Premiers Secours (AFPS 978), de maîtres-nageurs, et des clubs sportifs de l’île. Pour cette nouvelle édition, se sont mobilisés la Ligue de football de Saint-Martin, le KKO Beach Tennis, le club de voile de Friar’s Bay qui a généreusement prêté ses kayaks et pour la première fois le club Friendly Longe-Côte. Ensemble, ils ont proposé une variété d’ateliers accessibles et adaptés aux capacités de chacun.

 La mer comme espace d’égalité

Les jeunes participants étaient notamment issus de dispositifs tels que le SESSAD (Services d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile), le CMP (Centre Médico-Psychologique) ou encore des classes ULIS, qui permettent l’inclusion d’élèves en situation de handicap au sein des établissements scolaires ordinaires. Mais dans l’eau, les différences s’effacent. L’objectif d’Handysplash n’est pas la performance, mais l’expérience : jouer, essayer, se dépasser parfois, mais surtout prendre du plaisir. Ce sont des moments qui améliorent les relations, changent le regard et rappellent que le sport est un formidable vecteur d’inclusion. Présidée par Aurélie Soucy, l’association Handynamique a fait de ces rencontres un rendez-vous attendu des enfants et de leurs parents. Handysplash s’inscrit d’ailleurs parmi les trois temps forts de l’année, aux côtés de Handysport et Handyculture. Ces événements ont avant tout pour vocation de rendre notre société plus inclusive et de permettre à ces jeunes, quels que soient leurs parcours ou leurs capacités, de partager des expériences communes. Créer du lien, susciter des échanges spontanés, permettre à chacun de trouver sa place… à Friar’s Bay, samedi matin, l’inclusion n’était pas un concept. C’était une réalité vécue.    

Ann Bouard