Les élus de la Collectivité soupçonnés de détournement de fonds publics
Louis Mussington avait été placé en garde à vue et auditionné en janvier dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics. Plusieurs agents de la Collectivité ont été entendus depuis et le Président a une nouvelle fois été placé en garde à vue le 28 avril dernier.
La première garde à vue en janvier concernait plusieurs emplois attribués à certains des proches du président de la Collectivité depuis son élection en 2022. Louis Mussington s’était alors justifié dans un communiqué : « Cette audition s’inscrit dans une procédure initiée en 2023, à la suite d’un courrier adressé au procureur de la République, par quatre membres de l’opposition, concernant les conditions de recrutement de plusieurs agents. » Le Président avait précisé qu’il n’était pas possible à ce stade de l’enquête, d’entrer dans le détail des éléments examinés et s’était dit « pleinement disposé à répondre à l’ensemble des questions des enquêteurs, dans un esprit de transparence et de respect absolu des institutions ». Le parquet de Basse-Terre, de son côté, précisait que l’enquête avait été ouverte pour « détournement de fonds publics » et « prise illégale d’intérêts ». Mardi 28 avril, nouvelle garde à vue pour le Président de la Collectivité, mais aussi pour les quatre vice-présidents, Alain Richardson, Bernadette Davis, Dominique Louisy et Michel Petit, entendus sur plusieurs dossiers parmi lesquels figureraient la flotte de voitures en leasing et l’insincérité du budget de la Collectivité. Après plusieurs heures d’audition par la gendarmerie, les gardes à vue ont été levées. Le Parquet n’a pas annoncé de mise en examen à ce stade de l’enquête, mais a indiqué qu’une réponse pénale serait apportée sur ces dossiers dans les semaines à venir.