Accéder au contenu principal

Violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique

Par Jean-Michel Carollo
15 Septembre 2026

Une affaire qui remonte à deux ans déjà a été jugée au tribunal de Marigot‭, ‬elle mettait en cause trois individus qui ont tiré sur plusieurs gendarmes‭.‬

Les faits se sont déroulés le 13 juillet 2024 alors qu’une patrouille de gendarmerie remarque trois hommes qui semblent s’en prendre à un engin de chantier à proximité du chantier naval Géminga entre Marigot et Sandy Ground. Voyant arriver les forces de l’ordre, les individus prennent rapidement la fuite ; les gendarmes descendent alors de leur véhicule et tout en constatant la tentative d’effraction, ils trouvent un téléphone portable abandonné sur les lieux, sans doute par l’un des trois fuyards.
Alors qu’ils continuent leurs investigations, cinq coups de feu retentissent, et il ne fait aucun doute que ce sont eux qui sont pris pour cible. Sans plus attendre, ils se mettent à l’abri et font appel à des renforts qui ne tardent pas à les rejoindre. Quelques instants plus tard une seconde salve d’une dizaine de coups de feu est tirée par un homme non loin de là (il est si proche que les gendarmes peuvent apercevoir les flammes qui sortent du canon de son arme). L’individu finit par prendre la fuite sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer.

Un multirécidiviste qui aggrave son cas

Un témoin oculaire qui a souhaité garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, déclare avoir reconnu les malfrats et leur meneur en citant nommément celui-ci. Les systèmes de vidéosurveillance de la zone vont également apporter des éléments à l’enquête qui va suivre pour remonter jusqu’à l’homme cité par le témoin. Il s’avère que le téléphone retrouvé sur les lieux était le sien, et lors de l’analyse de celui-ci des vidéos le montrent à visage découvert manipulant des armes de guerre dont une kalachnikov ; les preuves sont donc avérées.
L’homme en question n’est pas inconnu des services de police, bien au contraire puisqu’il a déjà effectué de la prison ferme alors qu’il était encore mineur, et qu’il était écroué dernièrement pour son implication dans une affaire de meurtre côté hollandais. Libéré le 26 août dernier, il n’a toutefois pas jugé utile de répondre à la convocation qui lui a été envoyée pour se rendre au tribunal jeudi dernier. Le verdict sera rendu prochainement, mais il ne fait aucun doute que la sentence sera sévère, Madame la procureure de la République n’a pas mâché ses mots lors de son réquisitoire à l’encontre du bandit concerné.                                         

Jean-Michel Carollo