Accéder au contenu principal

Pont de Sandy Ground : les professionnels en colère

Par Ann Bouard
12 Février 2026

Depuis les incidents survenus le 19 janvier dernier à Sandy Ground, le pont est toujours inopérant. Les bateaux ne peuvent plus emprunter le chenal d’accès côté lagon, ce qui pénalise certains professionnels du secteur qui interpellent les pouvoirs publics. Aucune communication quant à sa remise en service n’a à ce jour été faite.

Le 2 février, les professionnels nautiques du lagon, ainsi que l’ensemble des professionnels du nautisme, alertaient les élus de la Collectivité et leurs services ainsi que le Préfet sur les conséquences de cette fermeture prolongée. En effet, de nombreuses entreprises exerçant des activités techniques, nautiques et de maintenance maritime, implantées à l’intérieur du lagon, dépendent directement du bon fonctionnement et des ouvertures régulières du pont.
Sa fermeture empêche l’accès maritime normal depuis la partie française. L’unique alternative via la partie hollandaise demeure très limitée, le lagon ne présentant pas un tirant d’eau suffisant sur plusieurs zones. Si la situation venait à se prolonger, certaines entreprises seraient contraintes de mettre leur personnel au chômage, faute de pouvoir maintenir leurs activités, voire de cesser définitivement leur activité. L’association METIMER avait également adressé un courrier à la Collectivité et aux services de l’État… resté lettre morte lui aussi.

Des actions pour se faire entendre

Les professionnels du nautisme demandent à ce que leur soient communiqués un point exact sur l’état du pont, le planning prévisionnel des réparations ou travaux envisagés, ainsi que la liste des sociétés intervenantes et la date prévue pour la réouverture à la navigation. Des éléments jugés indispensables par les professionnels nautiques du lagon afin de pouvoir anticiper et organiser leurs activités, informer leurs clients et prendre les justes décisions afin de limiter les impacts économiques et sociaux... car les charges fixes continuent de courir et 30 emplois sont menacés. Or, à ce jour difficile de savoir quel est le problème exact du pont : les barrières ? élément de sécurité qui bloque automatiquement le pont lorsqu’elles sont défectueuses, mais cela pourrait être résolu par la mise en place de policiers territoriaux ; le moteur qui actionne le vérin selon certaines sources ? mais, a-t-il été commandé ? Le devis de diagnostic réalisé par une entreprise et envoyé à la Collectivité n’a toujours pas été validé.
Le collectif des professionnels du lagon rappelle que cette année la fête de la mer n’a pu avoir lieu, que les marinas sont toujours en l’état et dans l’attente d’une hypothétique DSP (délégation de service public)… Aujourd’hui, ils sont en colère face au peu de mobilisation de la Collectivité qui se targue pourtant de vouloir promouvoir l’économie bleue. Ils envisagent de mettre en place des actions, même s’ils le déplorent au plus haut point ! À l’heure où nous bouclions cette édition, une réunion était en cours à la Collectivité, le collectif ayant obtenu un rendez-vous avec le Président Mussington et ses services. Affaire à suivre...       

Ann Bouard