Violences envers les femmes : continuer à lutter
Une petite quarantaine de personnes seulement se sont mobilisées le 22 novembre sur le front de mer à Marigot dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences sexistes, sexuelles et minorités de genre à l’appel du collectif et de l’association nationale Nous Toutes.
Cory Le Guen, membre du conseil d’administration de l’association Safe (association LGBT qui œuvre à Saint-Martin) a jugé qu’en l’absence de représentation de l’association Nous Toutes sur le territoire, il était important de « marquer le coup » … et c’est bien de cela dont il s’agit, les coups.
En 2025, 150 femmes ont perdu la vie en France sous les coups de leur compagnon ou ex-conjoint. Elle étaient adolescentes, jeunes femmes, retraitées, mères de famille... à Saint-Martin, elle se prénommait Claire, et a été tuée le 17 mai par son compagnon. Leur prénom et leur âge ont été énoncés (la liste est consultable sur le site www.noustoutes.org/), une minute de silence a été respectée et 150 bougies ont été allumées en leur mémoire. Mais la liste des victimes ne cesse de s’allonger. Au lendemain de cette manifestation, le nombre de féminicides était déjà de 152, selon l’association Nous Toutes.
Si dans de nombreux territoires, cette mise en lumière des violences s’est concrétisée par des marches, comme en Guadeloupe, à Saint-Martin le choix s’est orienté vers un rassemblement statique, avec des prises de parole de féministes engagées, de toutes communautés, comme Sabrina Habhab ou Alexandra Viotty qui a lu deux poèmes.
Dans les territoires ultramarins, le taux de féminicide est plus élevé (+ 11%) que dans le reste du territoire national. Il faut expliquer, informer et surtout sensibiliser les plus jeunes pour que les dérives de la société patriarcale telle qu’on l’a connu jusqu’à présent évoluent et que les regards changent.