Grève à Grand Maison : les salariés en colère réclament respect et meilleures conditions de travail
La grève surprise entamée samedi matin par les employées de Grand Maison, qui devait ne durer qu’une journée, s’installe. Lundi, neuf salariés sur les dix que compte l’enseigne poursuivaient leur piquet de grève pour dénoncer leurs conditions de travail. « On tiendra le temps qu’il faut », préviennent les grévistes, unis et déterminés.
Cette mobilisation fait suite à une accumulation de manquements graves selon les salariés : aucune revalorisation salariale, aucune reconnaissance des acquis, un mépris affiché envers le personnel, des conditions de sécurité dégradées et une direction absente depuis plus de quatre mois, après le burn-out de l’ancien directeur.« Cela fait des mois qu’on tire la sonnette d’alarme. Aujourd’hui, on ne peut plus continuer à travailler dans ces conditions », explique l’un des salariés mobilisés.
Conditions de travail, salaires et respect
Les grévistes formulent leurs revendications autour de trois grands axes : l’amélioration des conditions de travail, la revalorisation salariale et le respect du personnel.
Dans le détail, ils souhaitent que des formations en conseil de vente, notamment sur les produits spécifiques (peinture, matériel de nettoyage...) soient mises en place, tout comme l’obtention des permis et habilitations nécessaires, l’achat d’un transpalette électrique pour soulager leurs efforts physiques, la réparation des équipements défectueux (climatisations, système de caisse, etc.). Ils demandent également un meilleur aménagement de l’espace de travail, notamment un local propre et sécurisé pour les carreaux et les fenêtres, une gestion plus équitable de la charge de travail à l’entrepôt, aujourd’hui saturé par les produits de plusieurs enseignes.
Sur la revalorisation salariale, ils réclament une augmentation de 10 % des salaires, des primes d’assiduité et pour les vacances et de Noël, ainsi qu’un système d’intéressement sur le chiffre d’affaires. Les tickets restaurant pour tous, y compris les responsables, font aussi partie des revendications.
Une direction absente
Ils exigent par ailleurs la reconnaissance de leur ancienneté et l’instauration d’un dialogue permanent avec la direction pour mettre fin au sentiment d’irrespect profond qu’ils dénoncent. Ce dernier point sera sans doute le plus délicat, car le poste de directeur n’est toujours pas pourvu, ce qui aggrave le climat social. « On nous laisse livrés à nous-mêmes. Sans interlocuteur, c’est impossible de construire quoi que ce soit », déplore un salarié.
« La mobilisation pourrait durer », préviennent les employés, déterminés à ne pas reprendre le travail tant qu’aucun engagement concret ne sera pris.