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Cyclones : comprendre les phénomènes

Par La rédaction
25 August 2025

Des risques multiples amplifiés par le changement climatique 

Si les ouragans représentent la plus grande menace pour les vies et les biens, les tempêtes et les dépressions tropicales peuvent également être 
dévastatrices. Les principaux risques sont les inondations dues aux ondes de tempête, les inondations intérieures dues aux fortes pluies, les vents destructeurs, les tornades et les forts courants de ressac et d’arrachement.
L’onde de tempête, provoquée par la poussée du vent sur la mer, peut  s’engouffrer à l’intérieur des terres. Les pluies torrentielles peuvent, elles, provoquer des crues persistantes, même après la dissipation du phénomène. Les vents peuvent transformer les débris en projectiles. En mer, les fortes houles génèrent des courants d’arrachement dangereux, perceptibles jusqu’à plus de 1 600 km du centre du cyclone.

Comment naît un cyclone ?

Un cyclone se forme au-dessus d’une mer chaude (plus de 26,5° C), dans une atmosphère humide, avec peu de variation de vent en altitude (cisaillement). Il puise son énergie dans la chaleur de l’océan. Ce mécanisme autoalimenté peut le faire rapidement gagner en intensité. Avant d’être qualifié de cyclone (vent ≥ 119 km/h), le phénomène est d’abord une dépression (vent < 63 km/h), puis une tempête tropicale (63 à 118 km/h).
Dans l’Atlantique, les cyclones portés par les alizés, suivent une trajectoire ouest-nord-ouest et concernent régulièrement la Caraïbe. Le réchauffement climatique renforce leur intensité.
Les cyclones de catégorie 4 ou 5 sont plus fréquents qu’il y a 30 ans. L’intensification rapide, parfois en moins de 24h, complique leur prévision. Le changement climatique affecte aussi leur trajectoire, désormais plus erratique. Enfin, l’augmentation de l’humidité dans l’air entraîne des précipitations plus abondantes et durables, avec des risques accrus d’inondations et de mouvements de terrain.

Intensification : une question de carburant

Plus la mer est chaude, plus le cyclone se renforce. Il puise son énergie dans la vapeur d’eau présente à la surface de l’océan. En se condensant, cette vapeur libère de la chaleur, qui alimente le système. C’est un cercle vicieux : plus l’air monte, plus la pression chute, plus l’air entre dans le système... et plus les vents s’accélèrent.

Faire la différence pour anticiper

Onde ou perturbation tropicale : Système nuageux, relativement organisé, de 200 km à 600 km d’envergure.
> Effets : pluies et orages.
Dépression tropicale : Système dépressionnaire, vents de surface moyennés sur 10 min entre 51 et 62 km/h, organisation accrue de la masse nuageuse.
> Effets : fortes pluies.
Tempête tropicale : Système dépressionnaire nommé, vents de surface (sur 10 min) compris entre 63 et 87 km/h.
> Effets :  forte houle, pluies très intenses, risques de glissements de terrain.
Cyclone ou ouragan : La terminologie varie selon les zones géographiques ; sur le bassin atlantique, il est d’usage de nommer les phénomènes ouragans. Système puissant, classé de 1 à 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson selon la vitesse maximale des vents.
> Effets : liés à l’intensité du phénomène (houle, vent, pluie, inondations, etc.), destruction de la végétation, risques pour les bâtiments.

La rédaction