Protocole d’accès au lagon : les plaisanciers réagissent
Suite aux annonces de la Collectivité de réglementer et restreindre l’accès au lagon de Simpson Bay en période cyclonique, l’Association des Plaisanciers Résidents de Saint-Martin (LPDSM), par voie de communiqué, regrette de ne pas avoir été associée à l’élaboration du protocole.
L’association déplore en effet que « les plaisanciers résidents — qui vivent, travaillent, investissent et payent leurs impôts à Saint-Martin soient écartés des discussions essentielles ». Les membres auraient souhaité être conviés à la conférence de presse qui se tenait le 16 juillet, mais surtout être associés à toutes les décisions prises pouvant les concerner.
Pour eux, « empêcher des résidents de mettre leur bateau à l’abri en période cyclonique, c’est prendre un risque humain et matériel considérable ». Ils justifient ce point de vue par le fait que Saint-Martin, contrairement à d’autres îles comme la Martinique, ne dispose pas de «trous à cyclone» et que le lagon et les marinas représentent les seules zones naturellement abritées. Quant à la mise en sécurité dans les chantiers navals, ceux-ci sont saturés.
Pour l’association, priorité doit être donnée à la sécurité des personnes, et pas uniquement à la gestion budgétaire des épaves.
« Nous comprenons la volonté d’éviter les dérives passées, mais faire porter cette charge exclusivement sur les résidents et leurs bateaux, c’est méconnaître la réalité du terrain et les efforts déjà entrepris par notre association. Depuis des mois, nous proposons de collaborer pour identifier des zones sécurisées, structurer l’organisation de mise en sécurité, et renforcer la responsabilisation des propriétaires de bateaux » précise le communiqué.
Les plaisanciers résidents demandent à ce que la LPDSM soit associée à toute décision future concernant les questions maritimes et cycloniques et que des solutions réalistes soient mises en œuvre pour permettre aux résidents de sécuriser leurs bateaux sans être exclus ou pénalisés. Son secrétaire Damien Joachim se dit ouvert au dialogue à condition que la voix des plaisanciers soit entendue et prise en compte.