Skip to main content

Conseil Économique, Social et Culturel : une année sous le signe du dialogue et de l’utilité citoyenne

Par Ann Bouard
23 January 2026

Dans un contexte économique et social tendu‭, ‬la présidente du Conseil Économique‭, ‬Social et Culturel de Saint-Martin‭ (‬CESC‭), ‬Ida‭ ‬Zin-Ka-Ieu‭, ‬a présenté mercredi dernier‭, ‬ses vœux pour 2026‭, ‬en dressant un constat lucide des fragilités du territoire et en réaffirmant le rôle consultatif du CESC au service du dialogue citoyen‭.‬

Devant un parterre de personnalités - parmi lesquelles le préfet Cyrille le Vély, le 1er vice-président de la Collectivité, Alain Richardson, la 2e vice-présidente Bernadette Davis, le vice-recteur Harry Christophe, la présidente de l’Office de Tourisme Valérie Damaseau - et l’ensemble des membres du CESC, Ida Zin-Ka-Ieu a livré un discours très pragmatique, dressant sans détour le tableau des défis auxquels le territoire est confronté.
« Ni l’année écoulée, ni ce début d’année 2026 ne facilitent l’exercice de formulation des vœux », a d’emblée reconnu la présidente, invitant chacun à observer la réalité du territoire et le contexte plus large dans lequel il s’inscrit. Coût de la vie élevé, tensions économiques persistantes, difficultés d’accès au logement, inégalités sociales marquées : autant de fragilités qui pèsent sur les ménages et troublent la sérénité de la population. À cela s’ajoute la vulnérabilité propre à un territoire insulaire, exposé de plein fouet aux effets du changement climatique, aux conséquences parfois dramatiques.
Dans ce contexte local déjà contraint, les instabilités internationales et la défiance croissante envers les institutions viennent renforcer un sentiment d’incertitude. Une perspective « peu engageante », a concédé Ida Zin-Ka-Ieu, sans pour autant céder au fatalisme.
Instance de représentation de la société civile, le CESC entend précisément faire entendre la voix des citoyens à travers les avis qu’il rend. Emploi, formation, insertion des jeunes, logement, cohésion sociale, environnement ou encore questions budgétaires : autant de thématiques sur lesquelles l’institution formule analyses et recommandations, en s’appuyant sur la diversité des regards qu’elle rassemble. « Quand le CESC parle du logement, il parle de dignité et de stabilité. Quand il aborde la cohésion sociale, il rappelle que le développement ne peut être durable sans justice sociale », a souligné la présidente.
La mandature en cours s’inscrit par ailleurs dans une évolution du fonctionnement du CESC, avec la mise en place d’une nouvelle manière de travailler avec la Collectivité, dans le respect de l’indépendance et du rôle consultatif de l’institution. Parmi les temps forts, le dispositif « CESC en plein air », lancé l’an dernier, illustre la volonté de renforcer la participation citoyenne et de recréer des espaces de dialogue dans une société fragmentée. Un rapport consacré à cette initiative est désormais consultable sur le site du CESC https://www.cescstmartin.com
Pour 2026, l’ambition affichée est claire : faire du CESC un espace « plus utile, plus lisible et plus ouvert », au service de l’intérêt général et du débat démocratique tout en réaffirmant le rôle essentiel de l’institution consultative dans le débat public.
La cérémonie s’est conclue par la remise du prix du CESC 2026 à Jositania RIJO, présidente de l’association « l’un pour l’autre ». 

Ann Bouard