Budget 2026 : des efforts hors normes demandés aux territoires ultramxarins
Depuis lundi, le projet de loi de finances 2026 est examiné en commission à l’Assemblée nationale. Cette première copie du gouvernement prévoit des coupes drastiques pour les outre-mer auxquelles les députés ont dit non. Mardi 21 octobre, l’Assemblée nationale a supprimé l’article 7 du projet de loi de finances pour 2026, mais les débats ne font que commencer.
L’examen du budget des outre-mer sera examiné le 9 novembre prochain par l’Assemblée nationale. Mais, les 27 députés ultramarins toutes tendances politiques confondues, sont déjà unanimes pour dénoncer ces coupes drastiques qui risquent de fragiliser encore plus leurs territoires.
Si le budget alloué aux territoires ultramarins n’a cessé d’augmenter depuis six ans, passant de 2,37 milliards d’euros en 2020 à 2,98 milliards en 2025, celui prévu en 2026 lui prévoit seulement 827 milliards d’euros de crédits de paiement pour les Outre-mer, soit une baisse de 160 millions d’euros en un an. Or cette coupe drastique intervient dans une période où certains territoires, comme Mayotte ou la Nouvelle Calédonie, ont besoin d’un soutien exceptionnel. Quid des autres territoires, d’autant que le gouvernement envisage par ailleurs une économie de 750 millions d’euros sur le dispositif d’aides aux entreprises ultramarines en s’attaquant à la loi LODEOM et en remaniant les dispositifs de défiscalisation de l’investissement productif. Dans des territoires comme Saint-Martin, c’est le secteur du tourisme qui en pâtirait le premier.
Les acteurs économiques locaux en sont bien conscients et cette semaine ils ont rencontré les parlementaires, la sénatrice et le député, pour qu’ils se fassent le relais de leurs inquiétudes et de leurs demandes. Il s’agit en effet de défendre le tissu économique et les spécificités du territoire et de maintenir les dispositifs qui soutiennent l’investissement et l’emploi. « Nous ne demandons pas de privilèges, simplement des conditions justes pour que nos entreprises puissent investir, embaucher et construire l’avenir ici, chez nous » a indiqué la CCISM.
Sébastien Lecornu a reconnu « les conditions d’urgence dans lesquelles le projet de budget a été préparé » et que cette première copie était « imparfaite ». Est-ce qu’il reverra la copie pour autant ? Les députés ultramarins devront tenir bon car les débats sur le budget devraient se poursuivre jusqu’en décembre.