Air Antilles, toujours dans le flou
La compagnie est à l’arrêt depuis le 8 décembre et silence radio depuis la conférence de presse du 9 décembre du Président du CA, Louis Mussington, qui se voulait plutôt confiant.
Le Président avait alors indiqué que les dysfonctionnements identifiés par la DGCA concernaient, non pas la flotte, mais des aspects administratifs et réglementaires, et qu’un plan d’action correctif avait d’ores et déjà été élaboré et présenté. Il avait alors assuré communiquer régulièrement avec Matignon pour que les délais d’instruction du dossier soient accélérés et le problème réglé sous trois jours.
Le 18 décembre, Air Antilles a été suspendue du BSP France par l’IATA, et ne peut plus commercialiser aucun billet. Le plan présenté aurait donc été retoqué.
Le 19 décembre, lors du dernier conseil territorial de l’année, le sujet a été évoqué lors des questions diverses et le Président a une nouvelle fois indiqué que les échanges avec la DGAC « évoluaient positivement » selon son directeur général (délégué) Amine Tadjadit. C’est la première fois qu’il est fait mention de la nomination d’un nouveau directeur, due certainement au fait que le directeur général Samuel Braconnier est en arrêt de travail longue durée. Un responsable du maintien de la navigabilité aurait également été engagé. Quant aux délais, aucune précision n’a pu être apportée, les vérifications sont toujours en cours.
Concernant l’avenir de la compagnie, il repose sur l’arrivée de fonds ; un investisseur koweïtien s’est manifesté et la région Guadeloupe est toujours dans la boucle des négociations, selon le Président; de cela dépendra le retour à l’équilibre financier d’Air Antilles.
Sur le groupe WhatsApp dédié aux utilisateurs des avions bleus et verts, il a été annoncé qu’il n’y aurait pas de reprise d’exploitation avant le 5 janvier. La licence d’exploitation arrive à terme dans un mois exactement, le 31 janvier.