Économie : des perspectives encore suspendues aux grands projets
Après l’ITSEE, c’était au tour de l’IEDOM de présenter les chiffres de 2025 pour le territoire, avec déjà quelques tendances pour 2026 et des perspectives pour l’année prochaine.
L’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) assure les missions de banque centrale par délégation de la Banque de France. L’ITSEE, Institut territorial de la statistique et des études économiques, fournit de son côté des données détaillées sur Saint-Martin. Les deux organismes travaillant main dans la main sur certaines données, peu de surprises, les analyses se rejoignent (voir notre édition du 16 octobre) concernant l’emploi, le BTP ou le tourisme, qui reste le moteur de l’économie locale.
L’IEDOM approfondit notamment l’analyse de l’activité bancaire. Fin 2025, l’encours des crédits atteint 518,6 M€, porté par la progression des crédits à l’investissement (+10,2 %), à la consommation (+9,5 %) et à l’immobilier (+5,1 %). Les dépôts bancaires se stabilisent à 536,2 M€. À noter que 58,6 % des crédits aux entreprises sont des crédits d’investissement et 80,1 % des crédits aux particuliers sont des crédits à l’habitat.
Pour 2026, le tourisme devrait poursuivre sa progression. Les chantiers post-Irma étant pour la plupart aboutis, le BTP devra tabler sur les nouveaux chantiers notamment dans le cadre du Programme local de l’habitat 2025-2030. À l’horizon 2027, plusieurs projets structurants restent toutefois attendus, certains freinés depuis des années par des difficultés de financement, des lourdeurs administratives ou des choix politiques : la production d’électricité, l’extension du port de Galisbay ou encore la gestion des déchets.
Le rapport souligne que « la réussite de cette relance dépendra aussi de la capacité du territoire à optimiser le chaînage de la commande publique ».