Crèche « Baby Dou » : la Collectivité réagit
Dans notre édition de vendredi, nous faisions écho à l’inquiétude des parents et des salariés suite à la décision de l’association « Sem ta Route » de ne pas réouvrir la crèche Baby Dou en septembre en raison de problèmes financiers. Un courrier avait été adressé au président Mussington le mercredi 29 juillet. Dès le lendemain, la Collectivité réaffirmait son soutien à l’association et annonçait l’attribution d’une subvention.
Dans un communiqué, la Collectivité indiquait avoir programmé une subvention de 183 000 € pour l’année 2026, ce qui représenterait 38 % des dépenses prévisionnelles de fonctionnement de la crèche, estimées à 483 458 €. Par ailleurs, comme souhaité, ce soutien fera l’objet d’une convention pluriannuelle destinée à garantir à l’association Sem Ta Route un financement sur les trois prochaines années, au même titre que les autres structures d’accueil de la petite enfance accompagnées par la Collectivité. Tout cela reste cependant soumis à l’accord du Conseil exécutif, dont la prochaine réunion, initialement prévue le 30 juillet, a été reportée au 6 août.
Par ailleurs, comme nous l’avions indiqué, le budget est complété par la participation des familles et la CAF. Selon la Collectivité, cela représenterait 222 740 € pour la CAF et 26 277 € pour les parents, soit 46 % des dépenses. Or, la CAF intervient généralement à hauteur de 66 %.
Dans leur courrier, les parents ayant recours à cette crèche faisaient référence à la subvention de 2025 qui n’aurait toujours pas été versée. La Collectivité n’a pas précisé ce point dans son communiqué.
Néanmoins, elle réaffirme « sa volonté de préserver les places d’accueil, de soutenir les familles et d’assurer la continuité de son accompagnement », mais indique également qu’elle « ne peut toutefois supporter seule les conséquences d’éventuelles difficultés structurelles ou financières de cette crèche ».
« Au regard de l’importance des financements publics mobilisés, elle s’interroge sur l’annonce d’une fermeture dès le mois de septembre et souhaite disposer d’une présentation complète et transparente de la situation financière de la structure », indique le communiqué. En effet, Michel Petit, le 4e vice-président chargé de la politique des Solidarités, a demandé des précisions sur l’utilisation des financements déjà mobilisés, l’évolution des charges de fonctionnement ainsi que les dispositions envisagées par la gouvernance de la Fondation Semsamar pour accompagner une structure historiquement liée à son action… la balle est donc aussi dans le camp de la Semsamar.