Entreprises, logement et transport au menu du petit-déjeuner de l’entrepreneur
Samedi 6 juin, la FIPCOM-MEDEF Saint-Martin organisait un petit-déjeuner de l’entrepreneur consacré aux principaux enjeux économiques du territoire. Présidée par Michel Vogel, la rencontre a réuni différents acteurs privés et publics du territoire.
Autour de la table, les discussions ont porté sur des sujets directement liés au quotidien des entreprises saint-martinoises. Difficultés financières, accès au logement, commande publique et liaisons aériennes ont ainsi été abordés.
L’État aux côtés des entreprises
Fabrice Thibier, secrétaire général de la préfecture, a présenté la remise en route du comité territorial des financeurs, le COTEFI. Ce dispositif permet d’examiner, au cas par cas, la situation des entreprises confrontées à des difficultés sociales ou fiscales. À Saint-Martin, le COTEFI s’appuie sur la cellule CARE de la CCISM, chargée d’accompagner les entreprises dans la préparation de leurs dossiers. La commande publique a également été évoquée. Une étude, financée par la Collectivité et portée par la CCISM, a permis de formuler plusieurs pistes d’amélioration. Selon Fabrice Thibier, les services de la Collectivité ont transmis un document de « 67 pages de propositions », avec pour objectif « une commande publique plus forte et plus adaptée à la réalité du territoire ».
Le secrétaire général de la préfecture a par ailleurs rappelé la mise en place d’aides nationales liées à la hausse du carburant. À Saint-Martin, elles concernent la pêche et le transport routier. Pour les pêcheurs, le soutien peut atteindre 20 à 35 centimes par litre pour les mois d’avril et mai. Pour les transporteurs, l’aide prend la forme d’un forfait de 300 à 500 euros par véhicule, avec une date limite de dépôt fixée au 15 juin. Les entrepreneurs peuvent se rapprocher de la préfecture pour bénéficier de cette aide.
Faciliter l’accès au logement
Jacques Fayel, président du comité territorial Action Logement de Guadeloupe, a présenté le dispositif à Saint-Martin. Action Logement intervient à la fois dans le financement du logement social et dans l’accompagnement des salariés du secteur privé. Les aides évoquées concernent notamment le financement de la caution, ainsi que des prêts destinés aux travaux ou à l’acquisition d’un logement. Pour en bénéficier et obtenir plus d’informations, les entrepreneurs peuvent se rendre sur le site internet d’Action Logement. L’objectif, a résumé Jacques Fayel, est de « faciliter le logement pour favoriser l’emploi ». Dans le prolongement de cette intervention, Nicolas Gigot, directeur général de la SIKOA, branche immobilière d’Action Logement, a indiqué que plusieurs projets étaient en préparation, après une première opération lancée à Friar’s Bay. La SIKOA travaille également avec la Collectivité sur des opportunités dans le centre-ville de Marigot, avec l’objectif de développer une offre de logements abordables et de participer à la redynamisation du secteur.
Garantir la continuité territoriale
Air Caraïbes a réaffirmé sa mission de continuité territoriale. Noella Abitbol, directrice commerciale Antilles-Guyane, a annoncé des offres destinées aux adhérents du MEDEF, avec des tarifs permanents à 199 euros TTC pour Saint-Martin–Pointe-à-Pitre et 249 euros pour Saint-Martin–Fort-de-France. La compagnie aérienne prévoit également de lancer à partir du 3 juillet, deux vols directs hebdomadaires entre Saint-Martin et Fort-de-France. Le vol direct vers Paris doit, lui, reprendre à partir du 16 octobre, une fois par semaine, le jeudi.
Echanges et questions
À l’issue des présentations, plusieurs entrepreneurs du secteur du BTP ont interpellé le président de la Collectivité, Louis Mussington, sur des retards de paiement. Une préoccupation partagée par différentes entreprises présentes, confrontées à des délais et des montants variables. Certaines ont fait état de retards pouvant aller jusqu’à « deux ans », mettant en avant les tensions de trésorerie qui pèsent sur leurs sociétés. Si le président de la Collectivité s’est dit attentif à ces difficultés, les chefs d’entreprise restent, pour l’heure, dans l’attente d’un calendrier précis de paiement.