Outre-mer : livre blanc ou rapport, la mobilisation avant les élections
Les territoires d’outre-mer se mobilisent et s’unissent. Les premières Assises économiques des outre-mer, qui se sont tenues du 16 au 18 juillet à Saint-Martin devraient déboucher sur des solutions pérennes pour soutenir l’économie, et un rapport au Sénat fait déjà état de propositions concrètes. Pour les territoires ultramarins, il est urgent de se positionner avant l’échéance des élections présidentielles.
A l’issue de leurs Assemblées générales respectives en mars, CCI France et l’ACCIOM (Association des Chambres de Commerce et d’Industrie des Outre-mer) ont adopté à l’unanimité l’organisation des premières « Assises économiques des Outre-mer » à Saint-Martin. Durant trois jours, en présentiel ou en visioconférence, les présidents des chambres de commerce et d’industrie de onze territoires ultramarins ont mis en commun leurs analyses, leurs réflexions, les réalités de leurs territoires et formulé des propositions en faveur du développement économique. Ces propositions annoncées comme réalisables sans budget supplémentaire, certaines ne devant rien coûter, et directement applicables par les entreprises, feront l’objet d’un livre blanc qui sera dévoilé en septembre. L’objectif est que chaque membre du gouvernement et à terme chaque candidat à l’élection présidentielle soit au fait de ces propositions. Les conclusions de ces Assises seront ensuite présentées officiellement en octobre prochain lors de la première édition du sommet «Choose Outre-mer», souhaitée par Naïma Moutchou ministre des Outre-mer. En parallèle, le rapport d’information de la délégation sénatoriale aux outre-mer sur les filières économiques d’avenir formule 21 recommandations. Le message porté par les sénatrices Annick Girardin (ministre des outre-mer de 2017 à 2020), Marie-Laure Phinera-Horth et Vivette Lopez est sensiblement le même que celui défendu par les CCI d’outre-mer : « il faut penser les outre-mer non plus comme des périphéries, mais comme des territoires stratégiques, pleinement intégrés dans leur environnement régional et capables d’enrichir les souverainetés nationale et européenne… ». Elles estiment en effet qu’en matière « d’énergies renouvelables, économie bleue, numérique, pêche, agriculture, recherche, biodiversité, savoir-faire locaux… nos territoires disposent d’atouts immenses, mais encore trop souvent freinés par l’éloignement, les normes inadaptées, le manque d’investissement ou une reconnaissance insuffisante de leurs spécificités ». La liste des propositions formulées est consultable sur www.senat.fr/rap/r25-850/r25-8501.pdf