Résolution N°1 : préserver la nature !
Dans les bonnes résolutions que l’on ne manquera pas de prendre dès la semaine prochaine, mettons tout en haut de la liste, la préservation de la nature et tout particulièrement la mer et l’océan. La Réserve naturelle de Saint-Martin lance une campagne de sensibilisation à la protection des fonds marins… mais tout cela ne servira à rien si chacun n’y met pas du sien !
2025 était l’année de la mer en France, et visait à encourager chacun à agir pour sa préservation. De nombreuses actions ont eu lieu dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer. À Saint-Martin, ce fut l’occasion de mettre en avant la richesse des écosystèmes sur les quelque 30 km2 désormais protégés au sein de la Réserve naturelle. C’est là que vivent récifs, herbiers, mangrove, étangs… Les équipes de la Réserve Naturelle se sont mobilisées pour assurer une surveillance renforcée, une meilleure gestion des usages, développer des projets de mouillages adaptés, opérer une restauration écologique, établir de nouvelles cartographies et initier des actions éducatives pour transmettre la culture maritime aux plus jeunes. Aujourd’hui, la Réserve naturelle lance une campagne de sensibilisation dans le cadre du projet ReCorEA, financé par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), Atout France, et la Fondation Veolia.
Sauver les herbiers de magnoliophytes marines
Le projet ReCorEA vise à atténuer les pressions anthropiques subies par les récifs coralliens et les écosystèmes associés. La Réserve Naturelle a décidé d’axer sa campagne de sensibilisation sur les herbiers de magnoliophytes marins à travers une série de quinze photographies mettant en lumière des espèces que l’on connaît bien, mais aussi d’autres un peu plus surprenantes.
Cet écosystème, souvent méconnu et peu considéré, joue en effet un rôle majeur dans la reproduction et l’alimentation de nombreuses espèces de poissons, de crustacés et d’oiseaux. Ces herbiers favorisent par ailleurs la stabilisation du substrat et contribuent ainsi à réduire l’érosion. Ils contribuent également à oxygéner un milieu abrité où le flux d’eau est assez faible. Très sensibles aux perturbations qui modifient leur environnement, ils sont d’excellents baromètres pour mesurer les pressions pouvant s’exercer sur l’écosystème, que ce soit localement ou plus globalement à l’échelle terrestre. Cet écosystème est fragilisé aujourd’hui en raison de la pollution et des rejets d’eaux usées, des aménagements côtiers, des ancrages anarchiques et de l’arrivée d’une espèce exotique envahissante (Halophila stipulacea). Mais face à ce constat, chacun peut agir, doit agir.
Les photographies ont été prises par les agents de la Réserve lors de leurs différentes missions subaquatiques et seront bientôt diffusées sur leurs réseaux sociaux. À découvrir absolument! Informations : reservenat.clement@gmail.com ou +590 690 50 71 67.