VIE LOCALE

Le front de mer de Marigot, mercredi après-midi.
Le front de mer de Marigot, mercredi après-midi.

Point de situation : Il plane comme un sentiment d’irréel ; un seul mot d’ordre : rester chez soi !

20 mars 2020

Nous y sommes ! Saint-Martin, comme l’ensemble des territoires français, vit à l’heure du confinement depuis mardi. Liberté réduite, vie sociale réinventée, peurs exacerbées… Après une petite période de flottement, dans la journée de mardi, entre la fermeture des commerces « non essentiels » et l’intégration de ces nouvelles mesures par tous, notamment celle de rester chez soi, la partir française de l’île est aujourd’hui au ralenti le plus complet.

Même les supermarchés et autres commerces alimentaires, pourtant autorisés à rester ouverts semblent désertifiés. Cette nouvelle crise que nous traversons ramène à l’essentiel des valeurs, que les saint-martinois connaissent bien, les valeurs de l’entraide et de la solidarité. Et permet aussi de redécouvrir une vie plus calme, moins en prise aux tourbillons de la société de travail et de consommation. Avec pour seul mot d’ordre, celui de rester chez soi, afin que la propagation de la contamination cesse. Car en effet, le danger pour nos îles, réside dans les limites des établissements de santé qui ne seraient pas en mesure de supporter une importante vague d’épidémie. L’hôpital de Saint-Martin a dédié à l’épidémie une unité qui comprend seulement 8 lits. Si la maladie véhiculée par ce virus peut s’avérer bénigne pour une majorité d’entre nous, elle peut être mortelle pour les personnes les plus fragiles. C’est en cela que notre responsabilité à tous est primordiale, afin de protéger les plus fragiles qui ne pourraient pas être tous en même temps soignés.
 
Des restrictions qui semblent moins suivies dans le sud de l’île
 
Si dans le sud de l’île, des mesures en harmonie avec celles prises au nord, ont été actées depuis mercredi 18 mars, à midi, par les autorités néerlandaises (écoles et commerces non essentiels fermés), les restrictions quant au déplacement sur le territoire semblent moins strictes. En pleine journée d’hier, la circulation automobile, certes moins dense qu’habituellement, était toujours bien présente. La frontière étant ouverte, si le strict confinement ne vaut que sur la moitié de l’île, cette mesure perdra inévitablement de son efficacité.
Pour rappel, en partie française, pour les déplacements, toute personne doit être munie d’une attestation signée sur l’honneur qui précise l’objet du déplacement. A noter que l’attestation n’est valable que pour un seul déplacement et doit être datée du jour. Il faut en imprimer une nouvelle pour chaque déplacement. Pour les déplacements professionnels, c’est à l’employeur de remplir et remettre cette attestation aux salariés. Les contrevenants s’exposent à une amende de 135€ qui pourrait passer dans les prochains jours à 375€.

 
 
 
 

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