VIE LOCALE

Les commerçants déposent plainte pour mise en danger de la vie  d’autrui

Les commerçants déposent plainte pour mise en danger de la vie d’autrui

30 novembre 2018
Suite à leur appel à la solidarité locale, une cinquantaine de personnes se réunissait mercredi matin devant l’immeuble de l’Auberge de Mer, afin d’apporter leur soutien aux commerçants qui ont une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Objectif : bloquer le chantier de démolition de l’immeuble, et poursuivre dans leur détermination à ne pas voir leurs entreprises mourir.

Réunis dès 8 heures de cette matinée de mercredi, les commerçants soutenus par la population  ont barré la route entre le cimetière et le rond-point de l’ex-Office de Tourisme.  La police territoriale et la gendarmerie sont venues en renfort et ont fermé cette portion de route de façon plus officielle et plus sécuritaire, pendant une demi-heure, jusqu’à 8h30.  Les ouvriers du chantier qui avaient déjà entamé leurs travaux, ont entendu la situation et sont partis, dans le calme. 

Les commerçants ont expliqué que selon la contre-expertise réalisée par un cabinet indépendant, l’état de l’immeuble ne nécessiterait pas de démolition, mais des travaux de réhabilitation, d’autant qu’aucun travaux d’entretien n’a été réalisé par le délégataire du service public pour la Collectivité, la Semsamar, depuis la signature du contrat, en 2007. « Que la Collectivité s’emploie à réparer les écoles, à remettre en état l’éclairage public ou encore les logements sociaux, avant de dépenser l’argent public dans des chantiers de démolition qui vont tuer nos entreprises », s’exclamaient les commerçants, regrettant que malgré leur insistance, aucun élu n’ait fait le déplacement pour venir à leur rencontre. 

NON-RESPECT DE LA CONDITION SUSPENSIVE DE L’ARRÊTÉ DE MISE EN PÉRIL

La Préfète, Sylvie Feucher, acceptait quant à elle de recevoir une délégation des commerçants pour entendre leurs explications. Une demande d’autorisation a été déposée auprès de ses services pour organiser une marche qui les conduirait jusqu’à l’Hôtel de la Collectivité, mercredi 5 décembre prochain, afin d’y rencontrer le Président Gibbs. 
Toutefois, et forts de la condition suspensive établie par le dernier article de l’arrêté de mise en péril émis par le président de la Collectivité, qui précise qu’un recours peut être déposé dans les deux mois après la signification dudit arrêté de péril, les commerçants estiment que leurs droits sont bafoués dans la mesure où cette décision n’est pas respectée et que les travaux ont débuté lundi dernier. Ils ont en effet déposé un recours auprès du tribunal administratif, qui doit normalement suspendre les travaux. 
De plus, les commerçants s’inquiètent sur les effets de fragilisation de l’immeuble du fait des premiers travaux de démolition  entrepris sur l’immeuble au niveau des locaux vacants, pouvant mettre en danger leur vie et également celle de leurs clients. 
Ils ont déposé plainte à la gendarmerie contre la Collectivité et la Semsamar pour mise en danger de la vie d’autrui.

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