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Le Street-Art à SXM : un quartier, une fresque

Par Jean-Michel Carollo
4 Septembre 2025

L’actualité nous permet parfois de mieux connaître les endroits où elle s’y déroule, et c’est en flânant aux alentours avant ou après un événement local, une manifestation sportive ou un concert, que l’on découvre au coin d’une rue, une ou plusieurs œuvres d’art urbain plus communément 
appelé street-art.

Si certains quartiers de Saint-Martin semblent plus propices à la prolifération de l’expression spontanée de ce mouvement artistique, il en existe d’autres où l’on ne s’attend pas forcément à trouver des pans entiers de murs décorés de couleurs vives issues de l’imagination débordante des artistes-graphistes de talent (à ne pas confondre avec les tagueurs qui souillent les murs, les trottoirs ou le mobilier urbain au moyen des graffitis dégoulinants, rarement esthétiques et souvent porteurs de messages agressifs à l’encontre des l’autorité ou d’une bande rivale). 
Au gré de ses pérégrinations, le 97150 a donc décidé de vous faire découvrir ou redécouvrir chaque semaine une ou plusieurs de ces œuvres rupestres et néanmoins saint-martinoises. Certaines d’entre elles sont célèbres, d’autres ont déjà disparu, et d’autres encore viendront compléter la liste, ou même recouvrir les plus défraîchies. Cette semaine nous nous intéressons donc à la Baie Orientale où nous nous sommes rendus à l’occasion de l’annonce du changement de « Wind Adventure » en « Tropical Ride », et c’est au coin de l’avenue des plages que nous avons effectué notre premier stop devant la seule et unique œuvre de street-art du secteur. 

Un symbole de résilience et d’adaptabilité 

Sur le local EDF « Yannick » (oui ils ont tous un prénom !) un caméléon géant et forcément multicolore  a été représenté ici. Daté de 2021 et signé Sliman Ismaïli Alaoui (du collectif Wall Art) il peut en étonner plus d’un puisque cet animal n’est absolument pas représentatif de l’île, ni même présent sur son territoire (à vérifier), mais c’est à coup sûr un clin d’œil bien appuyé aux couleurs chamarrées dont sont parées les maisonnettes de ce petit village vacances qui a vu le jour à la fin du siècle dernier et qui est désormais un des fleurons du domaine touristique de Saint-Martin doté d’une réputation mondiale qui attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs venus des quatre coins du monde. 

Ainsi le caméléon de la Baie Orientale serait finalement ici à sa place, grâce à sa capacité d’adaptation propice à traverser sans encombre les épreuves de la vie. Nul doute que grâce à lui nous pouvons accueillir les changements annoncés (ou pas) avec force, bienveillance et sérénité… ne serait-ce pas là le symbole de la résilience dont le peuple saint-martinois a su faire preuve à de nombreuses reprises ?  La semaine prochaine : une autre fresque dans un autre endroit.                 

Jean-Michel Carollo