Cher Père Noël,
Cette année encore, nous avons hésité avant de t’écrire. Non pas par manque d’idées, mais parce qu’à Saint-Martin, la liste est longue. Trop longue, peut-être, pour un simple traîneau. Pourtant, la rédaction du 97150 a décidé d’y croire, ne serait-ce qu’un instant. Après tout, Noël est la saison des possibles.
Si tu passes par ici, nous ne te demanderons ni jouets dernier cri ni montagnes de cadeaux. Nous aimerions surtout un peu de clarté. De la clarté dans les décisions politiques, dans les projets annoncés, dans les promesses faites aux habitants. Un peu de cohérence aussi, pour que les paroles s’alignent enfin avec les actes.
Nous aimerions tisser davantage de lien. Entre les quartiers, entre les générations, entre les deux parties de l’île. Que la solidarité ne soit pas qu’un mot prononcé lors des discours officiels, mais une réalité vécue au quotidien. Que chacun trouve sa place, sans avoir le sentiment d’être oublié.
Si ton sac le permet, ajoutes-y du respect : respect de l’environnement, de ceux qui travaillent dans l’ombre, de ceux qui peinent à joindre les deux bouts. Et pourquoi pas un soupçon d’écoute, cette denrée devenue si rare, mais tellement précieuse.
De notre côté, Père Noël, nous te promettons de continuer à faire notre part. Informer, expliquer, donner la parole, questionner quand il le faut. Être ce lien discret mais essentiel entre les faits et les citoyens.
Alors oui, nous savons que tu ne peux pas tout. Mais si, au détour d’une nuit de décembre, tu peux semer un peu d’espoir sur notre île, nous saurons en prendre soin.
PS :
À toutes celles et ceux qui nous lisent, nous souhaitons un joyeux Noël et de belles fêtes de fin d’année, placées sous le signe du partage, de la bienveillance et la joie.