VIE LOCALE

Annick Petrus : 3e vice-présidente et femme de passions

Annick Petrus : 3e vice-présidente et femme de passions

18 avril 2017

Ils sont quatre. S’ils sont devenus élus sur les plus hautes marches aux côtés du président Gibbs, pour chacun de ces quatre vice-présidents, c’est leur premier mandat. Et légitimement, la population ne les connaît pas. Nous sommes donc allées à leur rencontre pour qu’ils nous parlent d’eux, de leur vie, de leurs ambitions pour Saint-Martin. Et simplement, pour les rapprocher de vous. Après avoir mis en lumière les parcours et tranches de vies de Valérie Damaseau et de Yawo Nyuiadzi, c’est au tour d’Annick Danièle Petrus, troisième vice-présidente, de se livrer dans les colonnes du 97150. Portrait.

C’est une femme fière et passionnée que nous avons rencontrée. Une femme de tête et une femme de cœur qui exerce son métier de professeur des écoles puis celui de directrice d’école primaire comme il se doit : avec vocation.  A 55 ans, mère de deux enfants, un fils de 33 ans et une fille de 20 ans, la vice-présidente Pétrus est dans l’enseignement à Saint-Martin depuis 1990. Native de la Guadeloupe, d’une mère saint-martinoise et d’un père guadeloupéen, Annick Danièle a, durant toute son enfance, partagé son temps entre ces deux îles. C’est à la suite de ses études supérieures, l’équivalent aujourd’hui d’un Master en Sciences de l’Education obtenu à l’Université Antilles-Guyane de Guadeloupe, qu’elle est revenue définitivement à Saint-Martin pour y enseigner. « C’est à Saint-Martin que je terminerai ma vie, nous dit-elle. C’est ici ma terre de coeur !». D’abord institutrice, elle a ensuite pris les rennes d’une école primaire, celle de Cul de Sac, l’école Emile Larmonie. Avec un caractère bien trempé, chargé d’une forte dose d’altruisme, notre 3ème vice-présidente a l’amour de son métier : « Enseigner comporte une grande part de responsabilités. C’est de l’avenir des enfants dont il s’agit ».

Sapeur-pompier volontaire

Et l’altruisme d’Annick Danièle ne s’arrête pas là. Elle est en effet sapeur-pompier volontaire depuis plus de dix ans. En 2004, alors qu’elle accompagnait son fils alors âgé de 20 ans qui devait suivre une formation à l’école départementale des Sapeur-Pompiers de Guadeloupe, la rencontre avec les soldats du feu a été pour elle une véritable révélation. Elle passe deux journées à observer, à discuter. Elle se sent là dans son élément. Et quelques mois plus tard, elle passe avec succès les épreuves de recrutement : « Avec mon fils qui est aujourd’hui sapeur-pompier professionnel à Saint-Martin, nous sortons de la même promotion », raconte-t-elle avec un brin de fierté dans la voix. Jonglant avec son emploi du temps, Annick Danièle se rend disponible les week-ends, les mercredis et pendant les vacances scolaires, pour incorporer la caserne des pompiers. Et plus qu’un sacerdoce, ces actes de sauvetage sont devenus aussi sa raison de vivre : « Vous savez, il n’y a pas de commune mesure entre un « merci » que l’on peut recevoir tous les jours et le « merci » que nous donne la personne qui était en péril. Le regard lancé par les personnes qui sont en détresse  quand on les informe de l’arrivée des pompiers vaut dix milles mercis ! C’est une valeur que rien ne saurait remplacer », insiste Annick Danièle Petrus.

« Agir plutôt que critiquer »

« Par ma nature et par mes choix professionnels et de vie, je suis depuis longtemps très impliquée dans la vie locale », continue-t-elle. « Et quand on est une force vive, on échange, on philosophe sur la société, on émet des avis. Et on critique aussi. Ce qui est fait, ce qui devrait être fait… Et au lieu de critiquer, j’ai décidé d’agir et de m’impliquer dans la vie politique. Je suis donc rentrée dans un groupe politique pour les élections de 2012. Ce fut une défaite pour ce groupe. Mais dès le lendemain de ces élections, j’ai souhaité transformer mon expérience. J’ai alors approché l’Union pour la Démocratie (U.D.) dont l’organisation et la rigueur de travail m’attiraient. J’ai tout de suite mis les choses au clair en annonçant : « Je suis une femme de sensibilité politique à gauche ». Et là, on m’a répondu : « Quelle importance ? ». Cet accueil a été pour moi révélateur de l’ouverture d’esprit régnant dans ce groupe. Et depuis cinq ans, nous sommes au travail. J’ai longuement et ardument travaillé dans la commission «Education et formation professionnelles de l’UD ». Et c’est naturellement que Daniel Gibbs, un homme que j’ai appris à connaître et à apprécier par la détermination qu’il affiche pour son territoire, m’a proposé cette 4ème place sur sa liste. L’UD a développé une idéologie, au-delà des étiquettes politiques. Et cette idéologie est aussi la mienne, puisque je crois en l’Homme, en ses capacités », conclue Annick Danièle Petrus qui ambitionne, pendant ces cinq années de mandature, de réconcilier la jeunesse et la population entière avec son territoire et avec ses élus. De remettre la jeunesse au cœur des décisions et du système.

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