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À la découverte de la Oualichi Farm : un havre de paix où l’on cultive le respect du vivant

Par Diane Pezeron-Dubois
13 Juin 2025

Par un petit chemin sinueux, niché au cœur de Cul-de-Sac, se cache un lieu étonnant. Un endroit où le bêlement des chèvres se mêle au caquètement des poules et aux sourires des visiteurs : bienvenue à la Oualichi Pédagogique Farm !

Ici, le béton cède la place à la terre battue, et l’agitation urbaine se dissipe aussitôt qu’on franchit le portail. Devant vous, une ferme vivante, colorée, foisonnante de sons, d’odeurs et de sourires. C’est le royaume de Rose et Bruno, deux amoureux de la nature qui ont troqué leur vie à Sandy Ground pour retrouver un quotidien plus simple, plus enraciné. Un parcours de vie étonnant que Rose nous raconte : « Je n’étais pas du tout de ce milieu et pourtant, c’est devenu une évidence pour moi. Nous avions ce besoin de contact avec la terre, de consommer local », explique-t-elle.
C’est lors d’un voyage à Haïti et la découverte des fermes locales que le couple a une révélation. « Là-bas de nombreuses personnes mangent ce qu’elles cultivent, élèvent leurs animaux, vivent au rythme de la terre et font prospérer les traditions. Cela nous a profondément inspiré ». Après un passage par Colombier où ils s’occupaient déjà de quelques animaux, c’est en 2017 qu’ils trouvent à Cul-de-Sac un terrain propice à leur rêve : créer une ferme pédagogique, un lieu d’apprentissage, de partage et d’ancrage local.

Éduquer, transmettre, planter

À ce jour, la ferme abrite plus de 300 animaux : tortues, pigeons, canards, pintades, poules, lapins, cochons ou encore chèvres. Beaucoup ont été adoptés, sauvés ou récupérés blessés, et certains ont été élevés au biberon. Oreo, le cochon mascotte, est devenu la coqueluche des enfants. Au-delà des animaux, la ferme est aussi un jardin expérimental. Rose y plante arbres fruitiers mais aussi plantes médicinales. « Nous avons les premiers résultats, bientôt nous pourrons vendre nos fruits aux visiteurs ».
Le cœur du projet reste la transmission, surtout auprès des plus jeunes. Régulièrement, la ferme accueille des visites scolaires, souvent leur première rencontre avec le monde rural.
« Les enfants sont très curieux et ont besoin d’explications. Quelques-uns au départ donnaient des coups de pied contre les enclos. Il a fallu leur expliquer qu’il fallait respecter les animaux, les êtres vivants. Aujourd’hui, les mentalités évoluent dans le bon sens », se réjouit Rose.

Un appel aux amoureux de la nature

Une passion qui demande de la détermination. Tous les jours Rose se lève à 5h du matin pour nourrir les animaux, nettoyer les enclos, recevoir des visiteurs et s’assurer du bon fonctionnement de la ferme. « Je sais que je ne deviendrai pas millionnaire », dit-elle amusée. « Mais cette activité me permet de me lever chaque matin avec le sourire ».
Pour faire vivre la ferme, Rose propose la vente d’œufs, mais également des animaux à des particuliers ou à d’autres fermes. La Oualichi Farm fonctionne sous statut d’association à but non lucratif. Rose cherche aujourd’hui des bénévoles, amoureux des animaux et de la terre, pour l’aider au quotidien. Nourrir les bêtes, jardiner, accueillir les enfants : il y a mille façons de s’impliquer.
Le couple souhaite également poursuivre son engagement avec les établissements scolaires, pour continuer à semer les graines du respect, de la curiosité et du lien à la nature chez les plus jeunes. Un lieu qui saura attirer irrésistiblement les petits comme les grands.

Infos pratiques :
• Entrée du mardi au dimanche de 8h30 à 13h et de 16h30 à 18h.
• Contact : 06 90 55 51 85
• Facebook : Association-oualichi-pédagogique-farm

Diane Pezeron-Dubois