SOCIETE

Violences faites aux femmes et aux enfants : Une préoccupation des services de l’Etat

Violences faites aux femmes et aux enfants : Une préoccupation des services de l’Etat

14 février 2019
La préfète déléguée Sylvie Feucher réunissait mardi son état-major « Sécurité » pour fait un point sur les chiffres relatifs à la sécurité. Une réunion au cours de laquelle étaient passés au crible fin les thèmes de la délinquance et d’atteintes aux biens, notamment les vols à main armée et autres cambriolages, la sécurité routière et les infractions routières, mais aussi les sujets sur l’immigration et la lutte contre le travail illégal et ceux liés aux constructions illégales et à l’environnement. Avec en point d’orgue dans la hiérarchie des préoccupations : les violences intrafamiliales.

 

BAISSE GÉNÉRALISÉE DES FAITS DE DÉLINQUANCE, SAUF POUR LES VOLS DE VÉHICULES

Une bonne nouvelle avec la confirmation de la tendance à la baisse des vols à main armée et autres actes d’atteintes aux biens. Sur les trois dernières années, de 2015 à 2018, les services de la gendarmerie ont en effet constaté une diminution de 27% des faits d’atteinte aux biens (ce qui représente 535 faits de moins) et de 75% des vols à main armée. Les cambriolages ont eux aussi été moins nombreux avec 58% de faits en moins constatés sur cette même période. En revanche, la préoccupation persiste sur les vols de véhicules qui ont, eux, subi une très forte augmentation depuis le passage de l’ouragan Irma. Un trafic de véhicules entre le nord et le sud de l’île toujours difficile à endiguer. 

POUR TOUT CONSTAT DE FEMMES OU D’ENFANTS EN DANGER, COMPOSER LE 17

Au-delà de ces faits, les services de l’Etat, et la Préfète Feucher en première ligne, se disent très préoccupés par les violences faites aux femmes et aux enfants. « C’est un phénomène qui est pour l’heure très mal évalué, faute de structures d’accueil suffisantes sur le territoire, mais aussi d’associations spécifiques à ce fléau. Nous travaillons de concert avec l’intervenante sociale des services de la gendarmerie afin de pouvoir identifier plus finement ce phénomène et d’y apporter des solutions concrètes », indiquait la préfète Feucher. Les femmes et les enfants qui seraient victimes de ces violences ou bien toute personne susceptible de donner des informations pouvant aider ces victimes doivent contacter le 17.
Pour mémoire, il n’est aujourd’hui plus nécessaire qu’une plainte soit déposée pour qu’une enquête soit diligentée par les gendarmes. Un simple appel ou une simple dénonciation suffit.


 RIEN DANS LES TIROIRS POUR ENCADRER LES « RUNS SAUVAGES » 
 
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L'Etat major de la sécurité réuni autour de la Préfète Sylvie Feucher. Le procureur par intérim de Basse-Terre, Jean-Dominique Trippier était présent à cette réunion (situé sur notre photo entre la préfète Sylvie Feucher et le vice-procureur Yves Paillars).
 
« On ne peut pas légaliser ce qui n’est pas légal ! » indique le Parquet. Les « runs sauvages » qui ont pour habitude de se produire au niveau de la ligne droite de la route de Bellevue et de celle de la route de Grand Case ne seront donc pas encadrés prochainement comme l’association Association Moto Action du Nord (AMAN) le souhaiterait. Et la préfète de surenchérir : « Tant que la Collectivité n’aura pas remis en fonction les sites permettant les passages des permis moto et tant que les routes seront dans cet état, le dossier des courses de moto encadrées restera en stand-by, il en va de notre responsabilité pénale », conclut-elle sur ce sujet.

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