SOCIETE

Une convention signée dans la salle d’audience du tribunal de Saint-Martin, par le vice-procureur Michaël Ohayon, le vice-président de la chambre détachée de Saint-Martin Gérard Egron-Reverseau et le président de Trait d’Union, Jean-Marie Thévenet.
Une convention signée dans la salle d’audience du tribunal de Saint-Martin, par le vice-procureur Michaël Ohayon, le vice-président de la chambre détachée de Saint-Martin Gérard Egron-Reverseau et le président de Trait d’Union, Jean-Marie Thévenet.

Stage de citoyenneté : une alternative à la prison et autres poursuites judiciaires

11 avril 2017

En place depuis le début des années 2000 dans l’hexagone, mais également en Guadeloupe depuis l’année dernière, les stages de citoyenneté font leur entrée à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Une convention en ce sens a été signée vendredi dernier entre les représentants des chefs de juridiction de Basse-Terre et l’association Trait d’Union pour la citoyenneté et la sécurité routière.

Des stages qui représentent une véritable alternative aux poursuites judiciaires, voire à la prison, pour des jeunes majeurs, entre 18 ans et 30 ans. Généralement des primo-délinquants, pour lesquels un rappel des valeurs républicaines, des droits et des devoirs des citoyens, peut suffire pour les remettre sur le droit chemin. Car pour ceux-là, la prison ou les poursuites judiciaires de sursis et les mises à l’épreuve, ne sont pas toujours  la bonne réponse.

Objectif : éviter la réitération

Ainsi, dès cette semaine et à raison d’un stage par trimestre, l’association Trait d’Union conduite par son président Jean-Marie Thévenet, s’emploiera durant deux demi-journées à sensibiliser huit primo-délinquants aux valeurs citoyennes. «  On est ici dans l’humain, explique le vice-procureur Michaël  Ohayon, signataire de la convention. Nous sommes là pour aider ces personnes à trouver les clés pour ne plus avoir à se retrouver face à la justice. Leur expliquer qu’en cas de conflit avec un tiers, c’est à la justice de le régler.
Et non à eux-mêmes. La justice apporte des réponses à tous les cas de figure : conflits de voisinage, règlements de pensions alimentaires, outrages, conflit avec l’employeur, etc…  Car ces stages s’adressent à ce genre d’affaires qui viennent bien souvent engorger les tribunaux, alors qu’elles peuvent être réglées plus rapidement, et surtout plus légèrement », continue le procureur. Au cours de ce stage, les personnes seront confrontées à un tribunal : c’est dans la salle d’audience, empreinte d’une certaine solennité, que les stagiaires se verront expliquer le fonctionnement  d’un tribunal pénal, les rôles des différents acteurs, le procureur, le président, les avocats… et la place à la barre du prévenu.

« Tout sera fait pendant ce stage pour que les personnes ne souhaitent en aucun cas se retrouver à nouveau à la barre des prévenus », ajoute Jean-Marie Thévenet de l’association Trait d’Union.  Les stagiaires se verront exposer les différentes juridictions (civile, pénale, administrative). Pendant ces deux demi-journées auxquelles participera également un pompier, les jeunes découvriront moyens de prévention des accidents, les risques sismiques…

Une alternative obligatoire

« D’un coût de 150 euros à payer par le prévenu, ces stages seront rendus obligatoires, car prononcés par un juge au titre d’un caractère juridique. De même, pour ceux qui en seront bénéficiaires, ils devront obligatoirement se rendre disponibles ces deux demi-journées. Une peine, au même titre que toute autre peine, qui sera inscrite sur le casier judiciaire de l’intéressé », ajoute Gérard Egron-Reverseau  le vice-président de la chambre détachée de Saint-Martin.

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