UNI.T 978 : ne rien lâcher !
Pour Albert Blake et Francilène Paines, de l’organisation syndicale UNI.T 978, la présentation des vœux à la presse mardi dernier était l’occasion de dresser le bilan de l’année passée, que ce soit en termes d’actions menées ou d’alertes lancées, et la liste est longue.
En 2025, UNI.T 978 est intervenu dans une vingtaine de conflits professionnels, une trentaine de problématiques liées aux conditions de travail, et a apporté un soutien administratif à une quinzaine de personnes. Mais l’on retient également les mobilisations sur le terrain, une dizaine, notamment dans le conflit qui opposait la direction de l’enseigne Grand Maison à ses salariés et plus récemment, en soutien aux agents du lycée professionnel. En parallèle, l’organisation a signalé de nombreux dysfonctionnements au sein de la Collectivité que ce soit pour des manquements aux obligations légales et réglementaires, favoritisme, recrutements irréguliers, emplois illégaux ou affectations ne respectant pas les règles. Le syndicat a dénoncé, et continue à le faire, les conditions de travail de nombre d’agents qui officient dans des locaux souvent dégradés ou encore l’absence totale de visites médicales, obligatoires pourtant, pour les agents. L’absence de transparence administrative sur de nombreux dossiers figure également dans les points qu’ils dénoncent.
En un an, pas moins de 184 courriers ont été adressés à la Collectivité, avec copie à la Préfecture. À ce jour, ils assurent n’avoir reçu aucune réponse.
Ces alertes officielles ont porté aussi sur des situations de harcèlement moral… mais, sur ce point, les choses se sont inversées, car les membres de l’organisation syndicale ont été à leur tour convoqués à la gendarmerie pour harcèlement moral à l’encontre de cinq agents. Le procès a été fixé au 2 avril prochain. Albert Blake se veut confiant, voyant dans cette démarche une manière de « nous faire taire ». « Nous ne nous laisserons pas intimider » indique-t-il et l’année 2026 sera décisive avec les élections professionnelles du 10 décembre. D’ici là, le syndicat des travailleurs de Saint-Martin entend bien continuer à défendre la transparence des procédures, la lutte contre toutes les formes de favoritisme, l’amélioration des conditions de travail et le fonctionnement régulier des instances représentatives et bien sûr dénoncer toutes les dérives.